
Le fort d’Arches ou fort Berwick
Le fort d’Arches est l’un des premiers forts construits dans le secteur d’Epinal. Il fait partie à sa construction du rideau défensif de la Haute Moselle, mais après 1900, il est rattaché à la place forte d’Epinal comme position avancée.
Son emplacement se trouve au dessus des villages d’Arches et de Pouxeux en rive gauche de la Moselle à 475 mètres d’altitude, d’où il contrôle les débouchés des vallées de la Vologne et de la Moselle. Il empêche aussi le contournement par le sud de la place forte d’Epinal avec le fort du Bambois et le réduit du Bois d’Arches. De plus, il assure la défense des intervalles entre les deux ouvrages voisins, les forts du Parmont et de la Mouche. Sa défense est complétée à sa construction par une batterie d’artillerie annexe placée en avant de l’ouvrage.
Le fort d’Arches est un ouvrage à massif central et à batterie basse, il sera pendant près de 40 ans, une des rares fortifications à recevoir bien avant les autres ouvrages de la même période, de nouveaux armements, technologies et matériaux de renforcement.
En 1876, il est la première fortification de France à être équipée de cuirassements en recevant deux casemates Mougin en fer laminé qui surveillent la voie ferrée venant de Saint-Dié par la vallée de la Vologne.

Dès 1889, le fort d’Arches devient l’une des fortifications les plus modernes de France, car il fait partie, avec le fort du Bourdiau à Maubeuge, des premiers ouvrages à être équipés d’une usine électrique pour l’éclairage, la ventilation des locaux et le fonctionnement des monte-charges.
Il est aussi le premier fort de France à être renforcé dès 1896 avec du béton armé, juste avant son adoption par l’armée française.
À cette période, le fort fait parti des premiers ouvrages modernisés avec les forts de Manonviller, de Pont Saint-Vincent, d’Haudainville et de la batterie de l’Eperon à être équipé de nouveaux cuirassements mis au point juste après la crise de l’obus torpille.
Il sera aussi le seul fort à recevoir deux plateformes de tir à treuil qui permettaient de retirer rapidement 4 pièces de rempart d’artillerie lourde pour les mettre à l’abri.
Enfin, en 1907, les moyens modernes du fort lui permettent d’être à nouveau le premier fort à être équipé d’une tourelle de projecteur destinée à éclairer les abords du fort.
| Dates de construction | 1er juin 1875 – 15 octobre 1877. |
| Nom boulanger après 1887 | Fort Berwick du nom d’un Maréchal de France en 1706 Jacques Fitz-James Duc de Berwick |
| Coût des travaux en 1890 | 1 499 780 Frs. |
| Effectif en 1880 – 354 hommes | 10 officiers, 36 sous-officiers et 308 soldats. 1 infirmerie pouvant recevoir 40 malades. 1 écurie pouvant recevoir 6 chevaux. |

Armement du fort entre 1878 et 1880
A sa construction, l’armement du fort se compose de :
Armement en 1878
- 4 canons de 12
- 7 canons de 138 De Reffye sur affut à soulèvement ou de Siège et place
- 2 canons de 7 De Reffye
- 2 obusiers de 22
- 4 mortiers lisses de 22
- 3 canons de 4 de campagne
- 2 casemates Mougin en fer laminé armées chacune d’un canon de 138 sur affût de casemate type I n°2
La défense des fossés est assurée par 3 caponnières armées de :
31 pièces d’artillerie
Armement en 1880
- 6 canons de 120L sur affût de Siège et place
- 5 canons de 138 De Reffye sur affut à soulèvement ou de Siège et place
- 6 canons de 7 De Reffye
- 2 mortiers lisses de 22
- 3 canons de 4 de campagne
- 2 casemates Mougin en fer laminé armées chacune d’un canon de 138 sur affût de casemate type I n°2
La défense des fossés est assurée par 3 caponnières armées de :
33 pièces d’artillerie



Projets de modernisation
Projet de 1893-94

- Création d’un casernement à l’épreuve. Deux solutions sont prévues dans ce projet. Soit on construit un nouveau casernement de 252 places à la gorge du fort vers le saillant 1, soit on renforce avec une couche de béton spécial la partie nord du casernement en maçonnerie pour 300 places couchées. Le projet prévoit aussi le renforcement des principales galeries de communication intérieures, des deux casemates Mougin en fer laminé, des deux caponnières simples et le remplacement de la caponnière double par un coffre double de contrescarpe.
- Installation d’une tourelle Galopin double modèle 1890 et connexion du fort avec le réseau de voie de 60 de la place d’Epinal.
Projet de 1902
- Installation de nouveaux ventilateurs électriques pour la ventilation des locaux bétonnés et amélioration de l’usine électrique en installant un groupe électrogène à pétrole pour le temps de guerre.
- Installation de deux projecteurs à l’intérieur du fort, le premier de 90 cm de diamètre pour éclairer les ponts de Sarménil à 1700 m et à 2000 m du fort et le deuxième de 60 cm de diamètre pour surveiller le plateau à l’Ouest du fort, si l’ennemi y entreprendrait une attaque régulière. Ces deux projecteurs qui ne devraient pas fonctionner en même temps, seraient réunis dans un abri à l’épreuve et ils se déplaceraient sur une voie couronnant le massif central.
- Projet de contruction d’une entrée de guerre.
- Aménagement d’un retranchement d’infanterie extérieur à la place de la batterie annexe, il est équipé de trois guérites blindées, d’une sortie d’infanterie extérieure reliée au fort et de deux abris de rempart pour 20 hommes assis.
Projet de 1912
- Projet d’installation de batteries accumulateurs pour assurer l’éclairage électrique du temps de paix.
- Installation de deux moteurs électriques pour la rotation et le relevage du contrepoids moteur de la tourelle Galopin double modèle 1890.

Modernisations du fort
- 1877-1878 Installation de deux casemates Mougin en fer laminé n°1 et n°2 armées chacune d’un canon de 138 sur affût de casemate type I n°2 qui surveillent la vallée de la Vologne.
- 1880 Construction d’un poste optique.
- 1880-1881 Construction des murs d’escarpe des fossés du fort.
- 1882 Construction d’un magasin à poudre complémentaire et assainissement de la casemate des Sous-officiers en retirant un mamelon de terre qui la masquait.
- 1889 Revêtement des fossés diamants des caponnières.



- 1889-1890 Renforcement avec une couche de béton spécial des locaux de l’entrée, de la boulangerie, d’une partie de la galerie principale de deux casemates. Construction d’un magasin sous-roc en dessous de la rue du rempart du front de tête.
- 1889-1891 Construction d’une usine électrique dans les locaux protégés de l’entrée. Elle est équipée d’une machine à vapeur se composant d’une chaudière tubulaire pouvant vaporiser 400 kg d’eau à l’heure, d’un moteur Pilon Compound de 15 chevaux et d’une dynamo Gramme Lemonnier type Dupleix à 4 pôles donnant 150 Ampères à 75 Volts. Cette machine a tout d’abord été utilisée pour l’éclairage du chantier de bétonnage des locaux de l’entrée du fort. Elle permet d’alimenter en électricité le fonctionnement des monte-charges du magasin sous-roc, de la pompe du puits et des lampes pour l’éclairage des locaux souterrains.

VAUBOURG Cédric

VAUBOURG Julie

- 1890-1895 Construction du magasin sous-roc à une profondeur de 10 mètres, relié au fort par deux monte charges de 600 kg. Le premier monte-charge de marque Sautter-Harlé est équipé d’un moteur de 1750 watts sous 70 volts et le deuxième monte-charge de marque Edoux est équipé d’un moteur de 1400 watts sous 70 volts. En cas de disfonctionnement électrique, les monte-charges peuvent fonctionner manuellement grâce à deux équipes de 4 hommes qui se relayent. Le magasin sous roc est aussi relié à la fosse haha du pont à effacement latéral à chariot automoteur sous l’entrée du fort, grâce à une galerie de 125 mètres.
- 1890-1902 Installation d’un réseau de queues de cochon autour de l’ouvrage.
- 1890-1900 Installation d’une voie de 60 dans le fort et dans la rue du rempart pour le transport des munitions et du matériel vers les pièces d’artillerie.
- 1902 Installation du matériel pour la construction d’un pont roulant longitudinalement démontable à l’entrée, pour éviter la construction d’une entrée de guerre.
- 1895 Remise au service de l’artillerie du magasin sous-roc.

- 1896-1897 Installation d’une tourelle Galopin double modèle 1890 n°E ( la tourelle effectue ses tirs de réception le 12/10/1897).
- 1896-1899 Renforcement du poste optique, des galeries de communication transversales et principale. Installation de trois observatoires cuirassés. Construction de locaux de guerre en béton armé pour le Commandant, la lampisterie, l’infirmerie et aménagement d’un magasin aux vivres à l’épreuve dans l’ancien magasin à poudre du fort.

VAUBOURG Cédric


- 1897-1898 Construction d’un casernement bétonné de gorge entre l’entrée et le saillant 1. Il se compose de 6 chambrées de 50 places, d’une cuisine pour la troupe et des latrines.
- 1898 Eboulement et réparation d’une partie du mur d’escarpe entre les saillants 1 et 2 à l’emplacement d’une brèche réalisée lors de la construction de la caserne bétonnée.
- 1900-1901 Installation de l’éclairage électrique et de quatre ventilateurs électriques système Genests-Herscher de 30 et de 40 cm de diamètre de flux, pour renouveler l’air des chambrées, de la cuisine et des latrines du casernement bétonné de gorge. A cette période, une partie du fort est éclairée avec 47 lampes de 10 bougies.


Guy François

- 1900-1902 Remplacement des trois caponnières par des coffres de contrescarpe, et construction d’abris pour pièces légères à proximité de la rue du rempart aux saillants 1, 2 et 4. Aménagement de deux plateformes de tir à treuils pour canons de 120L De Bange modèle 1878 sur affût SP. Ces équipements installés uniquement au fort d’Arches permettent de retirer rapidement (en 10 minutes) les pièces d’artillerie, afin de les protéger des bombardements. Renforcement des parapets d’artillerie et d’infanterie et installation de huit guérites blindées. Pendant ces travaux, la batterie d’artillerie annexe du fort sera supprimée, elle sera remplacée par un retranchement d’infanterie extérieur équipé de deux guérites blindées, d’une sortie d’infanterie extérieure reliée au fort et d’un abri de rempart dit Sud de Raimbrupt pour 20 hommes assis. La sortie d’infanterie qui relie le fort par le magasin sous-roc possède un pont démontable, un corps de garde et une morgue.

- 1900-1903 Construction d’une citerne profonde équipée d’une pompe électrique servant à augmenter la réserve en eau de la machine à vapeur de l’usine électrique.
- 1900 – 1903 Installation des quatre tourelles de mitrailleuses GF4 n°6, n°7, n°8 et n°9 qui seront prêtes à tirer en mars 1903.
- 1900-1902-1911 Démontage des deux casemates Mougin en fer laminé car les tirs de la tourelle Galopin double modèle 1890 empêchent leur fonctionnement. Elles seront démontées et les morceaux de cuirassements resteront pendant plusieurs années sur les glacis du fort. En 1902, les plaques de toiture des deux casemates seront envoyées au fort de Dugny à Verdun pour renforcer l’observatoire cuirassé de la tourelle de 75 qui se situe près du fossé. Les restes des morceaux de cuirassements des deux casemates, soit près de 37,26 tonnes de ferraille, resteront sur les glacis du fort jusqu’en 1911.



- 1905–1907 Installation de la tourelle de projecteur n°1 équipée d’un projecteur Fresnel de 90 cm de diamètre. La tourelle sera remise au service de l’artillerie le 17 octobre 1907.
- 1909 Mise à la terre des cuirassements du fort.
- 1910 Réparation de l’appareil d’équilibre de la tourelle Galopin double de 155L.
- 1910 Installation de quatre projecteurs oxyacétyléniques pour l’éclairage des fossés
- 1910-1911 Construction de trois maisons aux abords du fort, l’une pour les officiers, l’autre pour les employés militaires et la dernière pour les sous-officiers mariés.
- 1912 Les morceaux restant sur le glacis d’une casemate Mougin en fer laminé serviront à une expérience. Il s’agit d’essais de résistance sur le fer laminé avec de la mélinite. Ils seront ensuite vendus au domaine.

- 1913-1914 Remplacement de la machine à vapeur de l’usine électrique par 3 groupes électrogènes de marque ASTER de 34 HP chacun fournissant du 90 V et fonctionnant au pétrole ou à l’huile de Schiste. Amélioration de la ventilation électrique dans les parties bétonnées près de la boulangerie, de l’infirmerie, des logements des officiers et des coffres de contrescarpe avec de nouveaux ventilateurs et installation de l’éclairage électrique dans la totalité du fort. Cette installation électrique comprend 304 lampes de 16 bougies pour les casernements et les galeries et de 31 lampes de 10 bougies pour l’éclairage des tourelles. La ventilation est assurée grâce à 9 ventilateurs électriques soufflants et 7 ventilateurs électriques aspirants pour les casernements à l’épreuve, les latrines et l’usine électrique. La ventilation des tourelles, la force motrice de la tourelle de 155 et l’éclairage électrique des parties mobile des tourelles ne seront pas installés à cause de la guerre.
- 1914-1915 Connexion du fort au réseau électrique civil pour assurer l’éclairage électrique du temps de paix.

Lionel PRACHT
Armement du fort et cuirassements installés entre 1881 et 1912
Le fort d‘Arches en 1914

En 1914, le fort d’Arches est un ouvrage avancé très moderne et très puissant de première catégorie de la 21ème région qui possède un casernement et des magasins à munitions à l’épreuve. Son armement principal est placé sous casemates bétonnées et sous tourelles cuirassées.
Equipements du fort en 1914
| Coût des travaux en 1914 | Supérieur à 7 000 000 Frs. |
| Capacité du casernement en maçonnerie de moellons | 147 places couchées |
| Capacité du casernement à l’épreuve | 636 places couchées et 200 places assises. |
| Capacité du magasin à poudre | 45 tonnes de poudre noire à la construction du fort, puis il est supprimé lors de la modernisation vers 1893. |
| Capacité du magasin aux cartouches | 600000 cartouches à la construction du fort, puis il est supprimé lors de la modernisation vers 1893. |
| Magasins à munitions construits après 1885 | Plusieurs magasins à munitions bétonnés et un magasin sous-roc. |
| La cuisine | 3 à 4 cuisinières de marque François-Vaillant. |
| Manutention ou boulangerie | 1 four en brique de 200 rations et 1 four mobile de 180 rations |
| Puits et citernes | 1 puits équipé d’une pompe électrique alimentant une citerne de 403m³. |
| Pont de l’entrée principale | 1 pont dormant et 1 pont à effacement latéral à chariot automoteur. |
| Pont de l’entrée de guerre | Pas d’entrée de guerre, mais l’entrée principale est équipée d’un pont roulant longitudinalement démontable à monter en cas de destruction du pont dormant. La sortie d’infanterie extérieure est équipée d’un pont démontable placé au-dessus d’une fosse haha. |
| Communication de télégraphie électrique | Avec le central militaire et civil de la place forte d’Epinal et avec le fort de rideau du Parmont. |
| Communication de télégraphie optique | Avec les forts du Bambois à 7,28 km et de la Mouche à 6,96 km grâce à deux appareils optiques à pétrole d’un calibre 24. |
| Eclairage en 1914 | Electrique et lampes à pétrole et à bougie pour l’intérieur du fort, lampes à bougie pour les tourelles. |
| Eclairage des fossés | 4 projecteurs oxyacétyléniques. |



VAUBOURG Cédric

VAUBOURG Cédric
Effectif du fort en 1914

| Garnison normale prévue au fort en 1914 d’après l’instruction du 30 juillet 1909 | Répartition de la garnison en 1914 à la première heure renforcée par l’article 40 de la loi du 21 mars 1905 |
|---|---|
| Etat Major de l’artillerie : 1 soldat Etat Major du Génie : 3 officiers, 3 soldats et 4 chevaux Direction des Services de l’intendance : 1 officier Infanterie : 2 officiers, 250 soldats et 1 cheval du 170ème RI Artillerie : 2 officiers et 210 sous-officiers du 8ème régiment d’artillerie à pied Génie : 1 officier, 31 hommes et 1 cheval du 11ème Régiment du Génie Télégraphie : 4 sapeurs télégraphiste. Soit un effectif de 11 officiers, 410 hommes et 6 chevaux | Infanterie : 2 officiers et 112 soldats du 170ème RI. Artillerie : 4 officiers et 237 soldats du 8ème régiment d’artillerie à pied dont 1 gardien de batterie et 30 auxiliaires de place forte Génie et services divers : 3 télégraphistes . Soit un effectif de 388 hommes. |


Armement et cuirassement du fort en 1914 (29 pièces d’artillerie)
Pièces de rempart du fort

- 8 canons de 120 long sur affût de Siège et Place dont 4 sont placés sur 2 plateformes de tir à treuils bétonnées.
- 8 canons de 90 sur affut de siège et place.
- 4 mortiers lisses de 22
- 1 section de 2 mitrailleuses de rempart modèle 1900 approvisionnées de 43200 cartouches.

Lionel PRACHT


- 1 tourelle de Galopin double modèle 1890 armée de 2 canons de 155L approvisionnée à 1000 coups par pièce. Elle possède 1 observatoire cuirassé et un tube de rechange.
- 4 tourelles de mitrailleuses GF4 chacune armées de 2 mitrailleuses Hotchkiss approvisionnées de 57600 cartouches/tourelle. Elles possèdent chacune une mitrailleuse de rechange.
- 2 observatoires cuirassés de commandement équipés d’un poste de commande pour la manœuvre électrique de la tourelle de projecteur de 90.
- 8 guérites blindées de rempart.
- 1 tourelle de projecteur de 90 équipée d’un projecteur électrique à lampe à arc à miroir Mangin de 90 cm de diamètre dont la commande électrique s’effectue depuis les observatoires cuirassés de commandement.

- 2 coffres simples de contrescarpe armés chacun d’un canon révolver de 40 mm approvisionné à 1800 coups et d’un canon de 12 culasse approvisionné à 150 coups.
- 1 coffre double de contrescarpe armé de 2 canons révolver de 40 mm approvisionnés à 1800 coups/pièce et de 2 canons de 12 culasse approvisionnés à 150 coups/pièce.
Les différents éléments extérieurs à proximité du fort en 1914

- Une batterie d’artillerie en terre à gauche du fort armée certainement avec 4 canons de 90 sur affut de siège et place du fort.
Ouvrages d’infanterie et retranchements d’infanterie
- Un parapet d’infanterie extérieur équipé de l’abri de rempart nommé Sud de Raimbrupt et de deux guérites blindées.
Abris de combat et abris cavernes
- Aucun
- Aucun
- Aucun
Le fort pendant la Grande Guerre

Fin 1915, désarmement progressif du fort pour envoyer les pièces d’artillerie et les munitions pouvant aller sur le front.
En mars 1916, il reste assez de poudre noire dans les magasins pour prévoir une éventuelle destruction du fort en cas d’approche de l’ennemi.
En 1917, l’ouvrage est réarmé suite à la bataille de Verdun et les issues et les entrées de l’ouvrage se voient équipées de chicanes montées avec des sacs de terre et des rondins en bois, armées de mitrailleuses et de goulottes lance grenades.
| Effectif maximum en 1916 – 169 soldats | Armement du fort fin 1915 – 1 tourelle Galopin double modèle 1890 armée avec 380 obus – 4 tourelles de mitrailleuses GF4 armées sans munition – 3 coffres de contrescarpe armées de 4 canons révolver de 40 mm et 4 canons de 12 culasse avec leurs munitions. | Armement du fort fin 1917 – 1 tourelle Galopin double modèle 1890 armée de 2000 obus/pièce – 4 tourelles de mitrailleuses GF4 armées avec des munitions – 3 coffres de contrescarpe armées de 4 canons révolver de 40 mm et 4 canons de 12 culasse avec leurs munitions. On y installe 8 mitrailleuses de flanquement sur des supports fixés au mur. Elles servent à remplacer une pièce défectueuse de flanquement. – Quelques mitrailleuses et fusils mitrailleurs pour la défense rapprochée |
Le fort d’Arches après la Grande Guerre
En juin 1940, lorsque l’ennemi se rapproche du secteur, le fort ne possède plus que son armement sous tourelles. De plus, la tourelle Galopin de 155L a de gros problèmes de fonctionnement du fait du manque d’entretien depuis la Grande Guerre et des fortes chaleurs à cette période. Les quelques hommes restant sont donc contraints d’évacuer le fort qui se retouve en retrait d’Epinal pour aller au fort d’Uxegney. Les allemands prendront l’ouvrage sans combattre avant de le ferrailler complètement en 1943 sous l’organisation Todt.












Après la Seconde Guerre mondiale, le fort complètement vide servira de terrain d’entraînement avant d’être progressivement abandonné par l’armée française.



Michel TRUTTMANN

Aujourd’hui, le fort est relativement en bon état malgré les tags qui recouvrent les murs. Il appartient à la commune de Pouxeux qui le loue au conservatoire des sites naturels de Lorraine pour la protection des chauves souris. Son accès intérieur est interdit et dangereux.
Les extérieurs du fort sont entretenus par l’association ARFA qui y a aménagé un sentier pour y organiser différentes visites guidées à différents moments de l’année.
Galerie photos du fort



VAUBOURG Julie

VAUBOURG Julie

VAUBOURG Julie

VAUBOURG Julie
















VAUBOURG Cédric







VAUBOURG Cédric









VAUBOURG Julie

modifié en magasin aux vivres. VAUBOURG Cédric


VAUBOURG Julie










VAUBOURG Julie

VAUBOURG Cédric














VAUBOURG Cédric




























VAUBOURG Julie


VAUBOURG Julie




VAUBOURG Cédric



VAUBOURG Cédric






VAUBOURG Cédric






Jean-Philippe GUICHARD










VAUBOURG Cédric













VAUBOURG Cédric

VAUBOURG Cédric




VAUBOURG Cédric

VAUBOURG Cédric



VAUBOURG Cédric

VAUBOURG Cédric
