L’ouvrage de Deyvillers
Après 1887, la batterie de la Voivre est en position de retrait sur la place d’Epinal, elle ne couvre plus la zonne principale de défense. On décide d’installer en 1900, un ouvrage intermédiaire sur la rive droite de la Moselle, entre le fort de Longchamp et celui des Adelphes, pour éloigner et pour renforcer cette zonne principale de défense. Son emplacement se situe à 370 mètres d’altitude sur le territoire de la commune de Deyvillers et de Jeuxey à la place d’une redoute d’infanterie.
| Dates de construction | 1889 redoute 1906 – 1910 |
| Nom boulanger après 1887 | Aucun |
| Coût des travaux en 1914 | 1 128 000 Fr or |
| Effectif en 1914 | · 2 officiers · 4 sous-officiers · 144 soldats |

Projets de modernisation
Programme 1900 Coût des travaux 1 020 000 Frs
- Construction d’un ouvrage intermédiaire entièrement en béton possédant un casernement de 140 places, deux casemates de Bourges, un observatoire cuirassé, deux guérites blindées et un tourelle de 75R 05 .
- Installation d’un réseau de queues de cochon autour de l’ouvrage et de grilles défensives en bas du fossé et devant le casernement.

Programme complémentaire de 1908
- Installation de deux tourelles de mitrailleuses GF4 et deux observatoires cuirassés
Projet de 1914
- Installation de l’éclairage électrique et d’une usine électrique.
Modernisations (1906-1910)

VAUBOURG Cédric
- 1889 Construction d’une redoute d’infanterie aménagée en 1889 et connexion au réseau de voie de 60 à la batterie d’artillerie M12.
- 1906 – 1910 Construction de l’ouvrage intermédiaire à la place de la redoute d’infanterie possédant un casernement en béton armé, d’une caponnière de gorge et de deux casemates de Bourges qui flanquent vers les forts des Adelphes et de Longchamp. Installation d’une grille défensive à l’entrée de l’ouvrage, et au pied du fossé. Mise en place d’un réseau de queues de cochon autour de l’ouvrage.
- 1907 – 1909 Installation d’une tourelle de 75R 05 n°23 qui sera prête à tirer le 6 août 1909 et de son observatoire cuirassé.
- 1909 – 1910 Installation de deux observatoires cuirassés et de deux tourelles de mitrailleuses GF4 n°62 & 63 qui seront prêtes à tirer le 20 avril 1910.
- 1910 Installation de deux projecteurs oxyacétyléniques pour l’éclairage du fossé de gorge.

Lionel PRACHT


Lionel PRACHT
Armement de l’ouvrage et cuirassements installés entre 1908 et 1912
| 1908 | 1910 | |
|---|---|---|
| Pièces de rempart de l’ouvrage | Aucune | Aucune |
| Cuirassements et casemates | 1 tourelle de 75R 05 2 casemates de Bourges 1 tourelle de mitrailleuses GF4 1 observatoire cuirassé 2 guérites blindées | 1 tourelle de 75R 05 2 casemates de Bourges 2 tourelles de mitrailleuses GF4 3 observatoires cuirassés 2 guérites blindées |
| Défense des fossés | La défense des fossés s’effectue depuis le parapet ou depuis la caponnière de gorge aux fusils ou à la mitrailleuse. | La défense des fossés s’effectue depuis le parapet ou depuis la caponnière de gorge aux fusils ou à la mitrailleuse. |
| Nb de pièces | 8 | 10 |
L’ouvrage de Deyvillers en 1914

En 1914, l’ouvrage de Deyvillers est un ouvrage intermédiaire de première catégorie de la 21ème région, entièrement à l’épreuve des nouveaux obus. Son armement est placé sous casemates bétonnées ou sous tourelles à éclipse.
Equipement de l’ouvrage en 1914
| Coût des travaux en 1914 | 1 128 000 Fr or |
| Capacité du casernement en maçonnerie de moellons | Aucun. |
| Capacité du casernement à l’épreuve | 125 places assises et 70 places couchées |
| Capacité du magasin à poudre | Aucun. |
| Capacité du magasin aux cartouches | Aucun. |
| Magasins à munitions construits après 1885 | 1 magasin à l’épreuve à la tourelle de 75. |
| La cuisine | 1 cuisinière de marque François-Vaillant. |
| Manutention ou boulangerie | Aucune. |
| Puits et citernes | 2 citernes en béton de 50 m3 alimentées par les eaux pluviales. |
| Pont de l’entrée principale | Aucun |
| Pont de l’entrée de guerre | 1 pont à levis à bascule en dessous à chacune des deux entrées. |
| Communication de télégraphie électrique | Avec la batterie de la Voivre et le central civil et militaire de la place grâce à un téléphone Ader et une boite de forteresse. |
| Communication de télégraphie optique | Aucune |
| Eclairage en 1914 | Lampes à pétrole et à bougie pour l’intérieur du fort, lampes à bougie pour les tourelles. |
| Eclairage des fossés | Deux projecteurs oxyacétyléniques |

VAUBOURG Cédric



Effectif de l’ouvrage en 1914
| Garnison normale prévue à l’ouvrage en 1914 | Répartition de la garnison en 1914 à la première heure renforcée par l’article 40 de la loi du 21 mars 1905 |
|---|---|
| Infanterie : 1 officier et 62 soldats du 170ème RI et 1 officier et 63 hommes du 43ème Régiment territorial. Artillerie : 37 soldats du 8ème régiment d’artillerie à pied. Auxiliaires des places fortes : Aucun. Génie : Aucun Télégraphie : 2 télégraphistes. COA : Aucun. Service médicaux : Aucun. Gardien de batterie : Aucun. Soit un effectif de 2 officiers et 164 hommes | Infanterie : 1 officier et 54 soldats du 170ème RI et 1 officier et 62 hommes du 43ème Régiment territorial. Artillerie : 43 soldats du 8ème régiment d’Artillerie à pied dont 1 gardien de batterie. Génie et services divers : 1 télégraphiste Soit un effectif de 152 hommes |
Armement et cuirassement de l’ouvrage en 1914 (10 pièces d’artillerie)

Pièces de rempart de l’ouvrage
- Aucune.
- 2 tourelles de mitrailleuse GF4 chacune armées de 2 mitrailleuses Hotchkiss approvisionnées de 57600 cartouches/tourelle. Elles possède chacune une mitrailleuse de rechange.
- 1 tourelle de 75R 05 armée de 2 canons de 75 approvisionnée à 2000 coups/pièce.
- 2 casemates de Bourges armées de 2 pièces de 75 sur affût de casemate approvisionnées à 500 coups/pièce, possédant un tube de rechange.
- 3 observatoires cuirassés de commandement.
- 2 guérites blindées de rempart.
La défense des fossés s’effectue depuis le parapet ou depuis la caponnière de gorge aux fusils ou à la mitrailleuse.




Les différents éléments extérieurs à proximité de l’ouvrage en 1914

- Batterie d’artillerie M11 de Jeuxey Sud est une batterie bétonnée type 1907 armée de 4 canons de 120L construite en 1907-1908.
- Batterie d’artillerie M9 des Adelphes non construite en 1914.
- Batterie d’artillerie M12 du Bois des Sots est une batterie enterrée type 1885 armée de 4 canons de 95 construite en 1889.
- Batterie d’artillerie M13 du Bois des Sots est une batterie bétonnée type 1907 armée de 4 canons de 120L construite en 1911 à 1912.
- Batterie d’artillerie Mx de la Boucherante est une batterie enterrée type 1885 armée de 6 canons de 95 construite en 1889.
Ouvrages d’infanterie et retranchements d’infanterie
- 1 retranchement d’infanterie avec masques blindés fixes au sud de l’ouvrage.
- Ouvrage du Saint-Oger est un ouvrage construit en 1907 possédant un abri de combat ayant une capacité de 220 places assises et 48 places couchées et un parapet d’infanterie bétonné.
- Ouvrage de la Boucherante est un ouvrage terrassé construit en 1887-88 qui sera modernisé de 1899 à 1900 avec la construction d’un abri de combat ayant une capacité de 220 places assises et 48 places couchées.
Abris de combat et abris cavernes
- Abri de combat du Saint-Oger construit sur l’ouvrage du Saint-Oger.
- Abri de combat de Deyvillers construit de 1913 à 1914, possède une capacité de 125 places assises et 70 places couchées.
- Abri de combat du Bois des Sots construit en 1898, possède une capacité de 220 places assises et 48 places couchées.
- Abri de combat de la Boucherante construit sur l’ouvrage de la Boucherante.
- Aucun, un dépôt était en construction en 1914
- Aucun
L’ouvrage pendant la Grande Guerre

Fin 1915, désarmement progressif de l’ouvrage pour envoyer les pièces d’artillerie et les munitions pouvant aller sur le front.
En mars 1916, il reste assez de poudre noire dans les magasins pour prévoir une éventuelle destruction de l’ouvrage en cas d’approche de l’ennemi.
En 1917, l’ouvrage est réarmé suite à la bataille de Verdun et les issues et les entrées de l’ouvrage se voient équipées de chicanes montées avec 35000 sacs de terre et 180 rondins en bois, armées de mitrailleuses et de goulottes lance grenades.
| Effectif maximum en 1916 – 20 soldats – 2 officiers | Armement de l’ouvrage fin 1915 – 1 tourelle de 75R 05 armée sans munition – 2 tourelles de mitrailleuses GF4 armées sans munition – 2 casemates de Bourges désarmées sans munition | Armement de l’ouvrage fin 1917 – 1 tourelle de 75R 05 armée et équipée de 4000 obus – 2 tourelles de mitrailleuses GF4 armées et équipées de 121600 cartouches – 2 casemates de Bourges armées de 2 pièces de 75 de casemate et 2 pièces de 75 de campagne sur un butoir circulaire ayant une réserve en munitions de 2000 coups/pièce. – 1 caponnière pouvant être armée de mitrailleuses de flanquement sur trépieds. – 12 mitrailleuses et 12 fusils mitrailleurs pour la défense rapprochée |
| Effectif maximum en 1917 – Artillerie : 108 hommes – Infanterie : 3 sections – Génie : 4 hommes |
L’ouvrage de Deyvillers après la Grande Guerre

Pendant la seconde guerre mondiale en juin 1940, l’ouvrage tirera certainement quelques coups et sera visé par quelques obus de petits calibres avant de se rendre. Puis, il sera complètement ferraillé en 1943 par l’occupant sous l’organisation Todt avant d’être abandonné par l’armée après guerre.



Aujourd’hui, l’ouvrage est relativement en bon état, malgré les tags qui recouvrent les murs. Propriété de la commune de Deyvillers, son accès est interdit et dangereux.
Galerie photos de l’ouvrage















VAUBOURG Cédric






VAUBOURG Cédric


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VAUBOURG Cédric

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VAUBOURG Julie

VAUBOURG Julie







VAUBOURG Julie

VAUBOURG Cédric


VAUBOURG Cédric

VAUBOURG Cédric

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VAUBOURG Julie



VAUBOURG Cédric

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