
Les casemates de flanquement dites de Bourges et la casemate de flanquement de montagne
Organisation des casemates de flanquement
Trois type de casemates seront édifiées dans les fortifications Séré de Rivières pour le flanquement des intervalles :
- La casemate de flanquement dite de Bourges pour canons de 95 adoptée en 1899
- La casemate de flanquement dite de Bourges pour canons de 75 à tir rapide adoptée en 1902
- Les autres casemates de flanquement pour pièces légères
La casemate de flanquement dite de Bourges de 95 de côte et la casemate de flanquement de montagne de 95 de côte adoptées en 1899
La casemate de flanquement est étudiée en 1885 par le Commandant du Génie Laurent. Elle sera adoptée après des expériences à Bourges le 17 août 1899 et prendra le nom de casemate dite de Bourges pour les casemates flanquant les intervalles de la ligne principale de défense des places fortes en terrain moyennement accidenté et de casemate de flanquement d’une ligne de défense de montagne analogue aux casemates dites de Bourges, pour les fortifications en terrain montagneux. Ces deux types de casemates, analogues par leur configuration, sont destinés à abriter, dans les forts et les ouvrages intermédiaires, les pièces de flanquement.

Elles se composent d’au moins deux chambres de tir dans chaque direction à flanquer, armées chacune d’un canon de 95mm monté sur affût de côte modèle 1904. Pour soustraire les embrasures des coups d’écharpe, on dispose les chambres en retraite les unes sur les autres, celle d’avant étant elle-même couverte par un terrassement soutenu par un mur béton. Le plan ci-dessous représente une batterie de flanc de deux casemates, on a admis que les têtes de ces dernières sont établies à 5 m l’une de l’autre.


Mais cette distance est déterminée, dans chaque cas particulier, en tenant compte du degré de protection nécessaire d’après les emplacements possibles des batteries de l’assiégeant. On renonce d’ailleurs à installer les pièces de flanquement sous casemates, si la direction du tir allait ficher sur les positions ennemies. Certaines de ses casemates sont placées au même niveau, elles peuvent être protégées des coups d’enfilades par des orillons analogue à ceux des caponnières.
Les maçonneries sont en béton de ciment spécial, à l’exception de la toiture et des murs de masque qui sont construits en béton armé.

VAUBOURG Cédric
L’armement se compose de canons de 95 du côte placés sur un affût à châssis circulaire modèle 1904 ayant une cadence de tir de 5 à 6 coups par pièce. Le bouclier de l’affût d’une épaisseur de 1,5 cm est modifié pour une utilisation dans une casemate. La casemate peut être armée ou désarmée grâce à l’aide d’un morceau de voie de 60 placé au moment du besoin pour le transport de l’armement et de plusieurs paires de crochets scellés lors de la construction de la casemate au plafond qui sont destinés à recevoir des palans pour le montage ou démontage de la pièce.

Les tirs de guerre des pièces de 95 sont toujours exécutés avec des gargousses chargées en poudre B. Lors des expériences faites à Bourges sur ce type de casemate, on a constaté que, dans ces conditions, l’enfumement est bien moins à craindre qu’avec l’emploi de poudre noire, mais qu’il doit néanmoins être combattu par une aération convenable. Aussi, on a pris soin de ménager à l’arrière de chaque casemate, une large baie pour évacuer les fumées de la combustion de la poudre.

L’espace réservé pour le service des pièces fait 3m sur 3, avec une hauteur de 2m sous plafond. L’affût est logé dans un évidement du mur de genouillère dont la profondeur est telle que la tranche de la bouche reste toujours en dehors de l’embrasure, même après le recul dont l’amplitude est de 20cm. Cette précaution est indispensable pour éviter les rentrées de fumée au départ du coup.
L’embrasure permet de battre un secteur de 45°, qui peut être porté à 50° environ, mais qu’il est préférable de le réduire, si les circonstances locales le permettent, pour diminuer la largeur et la vulnérabilité de l’embrasure.

On remarque que la hausse de côte modèle 1898, dont la pièce est munie, est reportée fortement sur la gauche du berceau. Par suite, il est nécessaire de pratiquer dans la joue correspondante de l’embrasure une échancrure qui dégage les lignes de visée jusqu’à 0,6 m du plan vertical contenant l’axe du canon orienté suivant la limite gauche de son champ de tir. Il en résulte en outre une dissymétrie entre les casemates, selon qu’elles sont sur le flanc droit ou sur le flanc gauche de l’ouvrage.

Dans le premier cas, le mur de soutènement qui couvre la casemate avant et le piédroit de celle-ci qui couvre la casemate arrière doivent être tenus à 0,6m de distance de l’axe de la pièce pointée à la limite antérieure de son champ de tir.
Dans le second cas, au contraire, cette distance peut être réduite à 0,35 m.
On cherche à éviter que les parements des maçonneries tournées vers la campagne, tranchent par leur couleur sur les talus voisins. On prévoyait à cet effet de les peindre d’une couleur convenable, non brillante, si des études entreprises par la Section technique, en vue de l’adoption d’une peinture susceptible d’être appliquée sur le ciment, donnent des résultats satisfaisants. Mais cette réalisation semble n’avoir été que peu réalisée.

La partie disponible de la casemate antérieure est utilisée pour abriter les servants. Elle est pourvue à cet effet de bancs à rabattement. Les munitions peuvent être conservées dans un petit magasin accolé à la construction. Il arrive d’ailleurs fréquemment que la profondeur à laquelle on doit descendre les fondations conduit à doter les casemates d’un sous-sol dont le plancher est formé d’une dalle en béton armé. Il est dans ce cas tout indiqué de loger les munitions dans un de ses compartiments, l’autre pouvant être affecté aux servants. Le ravitaillement est alors assuré à bras d’hommes de la manière suivante. Une niche, ménagée dans un piédroit, reçoit un pourvoyeur qui s’y tient debout, les pieds sur un palier situé à 1,4 m au-dessous du sol de la casemate. Il prend les munitions devant lui, sur tablette plus élevée que ses pieds de 0,5 m, où elles ont été déposées par un autre pourvoyeur restant dans le magasin. Puis, il les soulève et les dépose une sur le sol de la casemate où les deuxièmes servants de droite viennent les prendre.
L’entrée des casemates est munie d’une grille à barreaux en fer sans revêtement d’aucune sorte. Toutefois, pour préserver du froid le personnel, on peut suspendre à cette grille, en dehors ou dedans suivant la direction du vent, une portière en toile ou en nattes, et obturer de la même manière les baies d’aération dans les intervalles des tirs.
Une petite niche à munitions est ménagée à droite de chaque plateforme.
Il doit être entendu que les dispositions de chaque casemate doivent se plier aux convenances particulières qui résultent des formes et de la situation des ouvrages, de la configuration du terrain.

L’emplacement le plus favorable pour les casemates dépend des circonstances locales, elles peuvent être placées soit sur les flancs, soit aux angles d’épaule ou aux angles saillants de gorge, soit encore à la gorge. En tout cas, la direction de leur axe est indépendante de celle des crètes voisines. Il pourra même arriver que le manque de place dans un ouvrage y rende très difficile l’établissement de casemates de flanquement. On examinera, dans ce cas exceptionnel, s’il n’y aurait pas lieu de les installer à l’extérieur, sur un emplacement bien battu par les crètes du fort et protégé par des défenses accessoires.

En dehors du fort du Janus à Briançon, les premières casemates de flanquement qui seront construites avant 1905, ne seront pas équipées d’observatoire de tir. Elles recevront par la suite en métropole un observatoire bétonné qui sera accolé à la deuxième chambre de tir comme au fort d’Haudainville à Verdun.
L’organisation des casemates de flanc, dans les ouvrages pour lesquels le Ministre a prescrit d’en présenter le projet, a été étudiée en conférence entre les services locaux de l’Artillerie et du Génie, pour en déterminer :
- 1°) L’altitude qu’il convient d’attribuer aux pièces, de façon à bien battre le terrain extérieur, mais en cherchant à incorporer la construction dans les massifs de l’ouvrage, sans lui donner de saillie, ou tout au moins en réduisant son relief au strict minimum, pour la dissimuler le mieux possible aux vues de l’assiégeant.
- 2°) L’étendue du secteur à battre et spécialement sa limite antérieure qui doit être choisie de manière à donner des feux jusqu’à quelques centaines de mètres en avant des installations de la défense dans les intervalles et autant que possible en avant des ouvrages collatéraux, mais qui doit être assez rentrée pour dérober les embrasures aux coups des batteries de siège les plus rapprochées de la ligne principale dont on puisse prévoir l’établissement.
- 3°) Le tracé des embrasures, d’après les objectifs assignés au tir, les pièces étant munies de la hausse de côte modèle 1898 et étant pourvues de boucliers analogues à ceux de côte
- 4°) La direction limitée dont il conviendra de défiler les embrasures.
Le service du Génie est chargé d’exécuter la totalité de la construction, y compris celle des plates-formes, suivant les dispositions de détail arrêtées de concert avec le service de l’Artillerie qui aura seulement à effectuer l’armement.
Remplacement par des canons de 75 à tir rapide pour les casemates construites après 1902
Des études ont été entreprises en 1898, pour remplacer dans ces casemates, le 95 de côte sur affût à châssis circulaire modèle 1904 par le 75 de campagne installé sur un affût approprié de casemate. Cette substitution a conduit à modifier certaines dimensions des casemates, mais elle n’a pas d’influence sur leur organisation générale. Ce remplacement concernera uniquement les nouvelles casemates de flanquement dite de Bourges construites en métropole (Verdun, Toul, Epinal, Belfort et Dunkerque). Les casemates construites dans les Alpes après 1902, destinées aux flanquement d’une ligne de défense de montagne conserveront leurs canons de 95 de côte principalement pour des raisons budgétaires.
Les casemates de flanquement pour canons de 95 sur affût de côte à l’épreuve du feu
Les casemates de flanquement pour canons de 95 de côte sur affût G à châssis circulaire ne connaîtront pas l’épreuve du feu pendant les deux conflits mondiaux.
Inventaire des casemates de flanquement pour canons de 95 sur affût de côte

13 casemates de flanquement armées de canons de 95 de côte sur affût à châssis circulaire modèle 1904 seront construites entre 1899 et 1914 principalement dans les Alpes et à Diégo Suarez à Madagascar, à savoir :
- 9 casemates de flanquement de la ligne principale de défense dites de Bourges
- 4 casemates de flanquement d’une ligne de défense de montagne analogues aux casemates dites de Bourges.
La place forte de Verdun
Les deux premières casemates de Bourges à deux chambres de tir décalées sont édifiées au fort d’Haudainville, à Verdun, de 1900 à 1902. Elles seront les seules casemates à être armées de canons de 95 sur affût de côte dans les ouvrages des 4 places fortes de l’Est (Verdun, Toul, Epinal et Belfort).
| Ouvrage | Nom de la casemate | Type d’observatoire | Etat aujourd’hui |
|---|---|---|---|
| Fort d’Haudainville | Casemate Est | Un observatoire bétonné rajouté après 1906 | Vide sans armement |
| Fort d’Haudainville | Casemate Ouest | Un observatoire bétonné rajouté après 1906 | Vide sans armement |



Les fortifications des Alpes

À partir de 1899, certains ouvrages prioritaires des Alpes seront équipés de casemates de flanquement de montagne analogues au type de Bourges, armées de canons de 95 sur affût de côte. La casemate du fort du Janus sera la première des casemates de flanquement à être installée dans une fortification, elle est la seule à posséder 4 chambres de tir armées de 4 canons de 95 sur affût de côte placés au même niveau. Les chambres de tir sont protégées des coups d’enfilade grâce à trois orillons en béton qui les séparent. Les autres casemates de flanquement alpines possèdent aussi, des chambres de tir parallèles, elles sont construites à partir de 1912, jusqu’à la Grande Guerre. La casemate de la Batterie XII à Tounoux est munie de deux orillons.
| Place forte | Ouvrage | Nom de la casemate | Type d’observatoire | Etat aujourd’hui |
|---|---|---|---|---|
| Bourg Saint Maurice | Batterie de Vulmix | Casemate Est | Bétonné isolé de la casemate | Vide sans armement |
| Briançon | Fort du Janus | Casemate des Gondrans | Bétonné | Reste un affût et plusieurs boucliers |
| Tournoux | Batterie XII | Casemate de Bourges de la batterie XII | Bétonné | Vide sans armement |
| Tournoux | Batterie des Caurres | Flanquement vers le Vallon Claus | Bétonné | En travaux en 1914 L’armement sera remplacé par des canons de 75 sur affût de casemate dans les années 20. |

VAUBOURG Julie

VAUBOURG Cédric




La place forte de Diégo-Suarez
Sur les 7 ouvrages du front de terre de Diégo Suarez construits entre 1902 et 1904 suite à la crise de Fachoda, 6 seront équipés de casemates de Bourges pourvues de deux chambres de tir décalées, armées de canons de 95 sur affût de côte. Ces casemates flanquent les intervalles du front de terre, pour empêcher une invasion sur les batteries côtières du front de mer.
| Ouvrage | Nom de la casemate | Type d’observatoire | Etat aujourd’hui |
|---|---|---|---|
| Fort du Cap Bivouac (Ouvrage C) | Intervalles BC | Aucun | Désarmée pendant la Grande Guerre |
| Fort du centre (Ouvrage B) | Intervalles AB | Aucun | Désarmée pendant la Grande Guerre |
| Fort du centre (Ouvrage B) | Intervalles BC | Aucun | Désarmée pendant la Grande Guerre |
| Fort des Mapous (Ouvrage A) | Intervalles AB | Aucun | Désarmée pendant la Grande Guerre |
| Le Fort d’Anamakia (Ouvrage H) | Intervalles GH | Aucun | Désarmée pendant la Grande Guerre |
| Fort de la Betahitra (Ouvrage G) | Intervalles GH | Aucun | Désarmée pendant la Grande Guerre |
| Fort du Mamelon Vert (Ouvrage E) | Intervalles DE | Aucun | Désarmée pendant la Grande Guerre |









La casemate de flanquement dite de Bourges de 75 adoptée en 1902
Afin d’harmoniser les différents types de munitions, chaque point d’appui (forts et ouvrages intermédiaires) de la ligne principale de défense doit, en principe, être muni de canons de 75 mm à tir rapide pour flanquer les intervalles après 1902. Ces bouches à feu, à raison de deux dans chaque direction à flanquer, sont protégées par des casemates en béton bien dissimulées aux vues de l’assiégeant analogue aux casemates de flanquement armées de canons de 95 mm sur affût de côte. S’il arrive cependant que la direction du tir ne permette pas de soustraire les embrasures aux coups des batteries ennemies, on est amené à placer les canons sous tourelle de 75R05, malgré le surcroît de dépense qu’entraîne l’emploi des cuirassements. On peut également être conduit à cette dernière solution, lorsque le relief de l’ouvrage est trop faible pour masquer le massif des casemates.

Le mode d’installation adopté le 18 octobre 1902, pour les canons sous casemate consiste à établir sur un châssis spécial l’affût de campagne, auquel on a fait subir un certain nombre de modifications en vue de l’emploi particulier du canon de 75 sous casemate. Dans le béton du sol sont fixés un pivot et deux circulaires concentriques à celui-ci. Un châssis porté par trois galets est installé sur le pivot et sur les circulaires. Les deux galets d’avant sont fixés à un bâti et le galet d’arrière à un coussin de bêche. Le bâti, le coussin de bêche et le pivot sont reliés entre eux par des tirants.
L’emplacement le plus favorable pour les casemates se trouve en général sur les flancs, exceptionnellement à la gorge des ouvrages. En tout cas, la direction de leur axe est indépendante de celle des crêtes voisines.
Pour soustraire les embrasures aux coups d’écharpe, on dispose systématiquement les casemates de flanquement pour canons de 75 en retraite l’une sur l’autre, celle d’avant étant, elle-même couverte par un terrassement soutenu par un mur en béton.
Comme dans les casemates de flanquement armées de canons de 95 mm sur affût de côte, ont prévoit que les têtes des casemates sont établies à 5 m, l’une de l’autre. Mais cette distance est à déterminer dans chaque cas particulier, en tenant compte du degré de protection nécessaire d’après les emplacements possibles des batteries de l’assiégeant.

L’espace réservé normalement pour le service de la pièce a 3,5 m de longueur et 3 m de largeur, avec une hauteur de 2 m sous plafond. La partie antérieure de l’affût et son pivot sont logés dans un évidement du mur de genouillère. L’évidement a 0,6 m suivant l’axe de la casemate et l’épaisseur totale du mur est de 1m40. Un évidement supplémentaire de 8 cm environ est ménagé au droit du pivot d’affût. L’extrémité droite de la circulaire d’arrière pénètre de 20 cm dans le piédroit.
Le champ de tir horizontal est de 54°. L’affût permet même de battre un secteur de 64º, à la condition d’élargir la casemate à 3,4m. Lorsqu’il a suffi d’un champ de tir inférieur à 54°, on réduit les dimensions de l’embrasure, afin de diminuer sa vulnérabilité, en conservant à la casemate sa largeur de 3 m. Dans le cas où l’espace risquerait de faire défaut, on peut à la rigueur réduire à 3 m, au lieu de 3,5m la longueur de l’emplacement réservé à la pièce. Le champ de tir vertical permis par l’affût s’étend de -10° à +15°.

VAUBOURG Cédric
On remarque que l’embrasure est dissymétrique par rapport à la direction, la partie gauche étant élargie à la demande de l’appareil de pointage. Dans tous les cas, le mur de soutènement, qui couvre la casemate avant, et le piédroit de celle-ci, qui couvre la casemate arrière, sont tenus à 35 cm de distance du prolongement de l’axe de la pièce pointée à la limite antérieure de son champ de tir.
Les ferrures noyées dans le béton de la plateforme comprennent seulement le support du pivot d’affût et trois fers en U sur lequel sont vissées les circulaires. Lors de la construction, on a ménagé les vides nécessaires au scellement du support de pivot et la pénétration de la grande circulaire dans le piédroit de droite. On a aussi réservé une hauteur de 10 cm au-dessous du sol définitif de la casemate, pour un dallage dans lequel les fers en U seront noyés.

VAUBOURG Julie
Chaque casemate est pourvue d’un casier à munitions placé à gauche de la pièce et logé dans un évidement, dont on est obligé de faire varier le tracé suivant qu’il s’agit d’un groupe de casemates flanquant à droite ou à gauche.
Dans le cas des casemates flanquant à droite, une excavation de 1,3 m de largeur sur 1,1 m de profondeur est pratiquée sur toute la hauteur dans le mur de gauche, à 0,7 de la tête. Le casier à munitions est creusé dans la paroi de droite de cette excavation et à 5 cm de son mur de fond. Le débouchoir est placé à droite du casier à munitions contre le mur et un support lui est fait à 50 cm au-dessus du sol.

Dans le cas des casemates flanquant à gauche, la paroi gauche de la casemate est échancrée obliquement, à partir du mur de tête et jusqu’à une distance de 2,6m de manière que le fond de l’excavation ainsi pratiquée soit parallèle au parement extérieur du piédroit de gauche Le casier est placé à 40 cm du fond de l’échancrure dans la paroi arrière. Le débouchoir, avec son support, est placé le long du mur de fond de l’excavation.
Le casier à munitions à 1,25 m de hauteur, 0,66 m de profondeur et 0,62 m de largeur. Le bas du casier est à 25 cm du sol. On peut y loger deux caisses de 25 cartouches (5 rangées de 5) l’une au-dessus de l’autre. Deux cornières horizontales sont scellées au milieu de la hauteur pour supporter la caisse supérieure, ce qui permet de retirer, en cas de besoin, la caisse inférieure sans déplacer l’autre.

Après 1906, les casiers à munitions d’une capacité de 50 coups seront souvent modifiés pour y stocker 96 obus en disposant les obus dans une armoire aménagée. Le reste des munitions environ 800 coups est conservés comme dans les casemates de flanquement armées de canons de 95 mm sur affût de côte, dans un petit magasin annexe à la construction. En général, la profondeur à laquelle il faut descendre les fondations conduit à doter les casemates d’un sous-sol, dont le plancher supérieur est formé d’une dalle en béton armé. Il est, dans ce cas, aménager pour y loger les munitions.
Le ravitaillement des casiers est assuré à bras d’hommes. Lorsque le magasin se trouve en sous-sol, on procède de la manière suivante : Une niche de 1 m de largeur sur 0,6 m de profondeur, ménagée dans un piédroit
Il reçoit un servant qui s’y tient debout, les pieds sur un palier de 0,6m de largeur, situé à 1,4 m au-dessous du sol de la casemate. Il prend les munitions devant lui, sur une tablette de 0,4 × 0,6m, plus élevée que ses pieds de 0,5m, où elles ont été déposées par un autre servant restant dans le magasin. Puis il les soulève et les dépose sur le sol de la casemate, où elles sont reprises par le pourvoyeur.
La partie disponible de la casemate antérieure est utilisée pour abriter les servants. Elle est pourvue à cet effet de bancs à rabattement. Lorsqu’il existe un sous-sol, on peut également y loger quelques hommes.

L’entrée des casemates est munie d’une grille à barreaux en fer, identique à celle des casemates de flanquement armées de canons de 95 mm sur affût de côte qui est protégée de la même manière du froid.
Lorsque ce mur est exposé à être atteint directement par le tir plus ou moins plongeant des batteries que l’ennemi pourrait établir contre l’ouvrage, il n’est pas possible de conserver les baies d’aération. Rien n’empêche dans ce cas de tenir le fond de la casemate antérieure et le couloir de plein pied avec les emplacements de pièces ou à une cote peu différente, le ressaut d’un mètre prévu dans le type ordinaire ayant principalement pour but de soustraire le personnel aux éclats qui pourraient pénétrer par les baies d’aération.
On cherche à éviter que les parements des maçonneries tournées vers la campagne tranchent par leur couleur sur les talus voisins, en colorant l’enduit dans sa masse à l’aide de matières colorantes mélangées au mortier pendant le gâchage. En outre, au moment de la mise en état de défense et si l’on dispose du temps nécessaire, on badigeonne l’enduit, de manière à faire varier sa couleur et à la mettre en harmonie avec la coloration actuelle du fond du tableau. Le badigeon est coloré au moyen de matières inattaquables par la chaux, telles que les ocres.
Plusieurs études prévoyaient un volet d’embrasure, destiné à arrêter les éclats pendant les périodes où la pièce ne tire pas. Ce projet sera remplacé en 1908 par un simple volet en tôle de 1 mm d’épaisseur destiner à protéger les pièces des intempéries et d’empêcher un homme de rentrer par les embrassures. Ce dernier doit obligatoirement être retirer avant l’utilisation des pièces.
L’organisation des casemates de flanc, dans les ouvrages pour lesquels le Ministre a prescrit d’en présenter le projet est identique à celui des casemates de flanquement armées de canons de 95 mm sur affût de côte.
L’observatoire bétonné des casemates de Bourges

Il a été reconnu nécessaire d’adjoindre à la casemate de Bourges un observatoire bétonné ou cuirassé, pour le réglage de son tir, ce dernier sera adopté le 14 novembre 1905.
Cet observatoire doit remplir les conditions suivantes :
- 1º Avoir de bonnes vues dans le champ d’action de la casemate.
- 2º Permettre au directeur du tir de communiquer directement par la voix avec le personnel des pièces.
- 3º Offrir à l’observateur une protection égale à celle des pièces.

Dessin Frédéric LISCH
a) Casemates de Bourges à construire.
Pour les casemates à construire, l’installation des observatoires peut être faite ainsi qu’il suit :
- L’observatoire est accolé aux casemates, du côté opposé au mur de protection et légèrement en retrait sur la casemate postérieure, de manière que le créneau d’observation soit défilé des positions reconnues dangereuses pour les embrasures.
- Ce créneau est établi dans l’épaisseur même de la dalle en béton armé, qui recouvre l’observatoire et dont l’extrados est légèrement surélevé par rapport à celui de la dalle des casemates, de façon à conserver, au-dessus de l’étroit local de l’observateur, une épaisseur de 1,2 m de béton armé.
- L’axe horizontal du créneau se trouve ainsi à 1,4m au-dessus de l’axe des pièces placées horizontalement.
- L’observatoire est en communication avec les chambres à canon par un couloir de 80 cm de large. Quelques échelons en fer permettent d’accéder de ce couloir à la plate-forme d’observation.
b) Casemates de Bourges existantes avant 1906.
Pour les casemates existantes, l’observatoire analogue aux casemates de Bourges à construire est placé dans l’angle formé par le piédroit extérieur de la casemate postérieure et le prolongement du mur de fond des casemates.
L’observatoire est relié aux chambres à canon par un couloir de 0,8 à 1 m de large, percé dans l’épaisseur du piédroit extérieur, construit en béton spécial. Le massif de l’observatoire est entièrement prévu en béton armé, il se relie à l’ancienne construction par des arrachements profonds pratiqués dans les murs verticaux et pénètre le mieux possible dans la dalle en béton armé de la casemate. Par ces dispositions et en assurant soigneusement la liaison du béton nouveau avec l’ancien, on obtient un monolithe suffisamment ancré au massif de la casemate qui ne peut pas en être détaché par l’effet du tir vertical de l’artillerie.
Ces dispositions n’ont rien d’absolu. Elles sont considérées comme une indication générale servant à guider les services locaux dans chaque cas particulier. Dans certains cas l’observatoire bétonné de la casemate est remplacé par un observatoire cuirassé.
Service de la casemate de flanquement dite de Bourges pour canons de 75

La casemate est commandée par un chef de casemate qui pendant le tir se tient dans l’observatoire. La manœuvre exige le personnel suivant :
Dans l’étage supérieur :
L’équipe des pièces, qui comprend pour chaque pièce :
- Un chef de pièce
- Un pointeur qui pointe la pièce en direction et donne l’angle de site.
- Un tireur qui donne la hausse, ouvre et ferme la culasse et met le feu à la pièce.
- Un chargeur, qui introduit les cartouches dans la chambre.
- Un pourvoyeur, qui approvisionne le débouchoir en cartouches.
- Un déboucheur, qui débouche les évents et passe les cartouches au chargeur.
Dans l’étage inférieur :
L’équipe d’approvisionnement qui comprend :
- Un brigadier, chef d’équipe.
- Deux auxiliaires.
Description du matériel de casemate de Bourges pour canon de 75

Lionel PRACHT
Le matériel du canon de 75 sous casemate est constitué essentiellement par un canon de 75 modèles 1897 monté sur un affût analogue à l’affût de campagne dont on aurait enlevé les roues.
L’affût est relié à un châssis métallique qui repose sur une plateforme métallique et tourne autour d’un pivot placé à l’aplomb de l’embrasure de la casemate. L’ensemble est protégé par un bouclier de pièce.



Plate-forme du canon de 75 sous casemate
La plateforme consiste essentiellement en une sellette métallique portant un pivot et en deux circulaires de roulement concentriques réunies par des longrines. La circulaire postérieure forme crémaillère pour permettre le déplacement latéral de l’affût.
La circulaire postérieure est percée d’une série de trous dans lesquels s’emboîtent successivement les tenons du galet denté porté par le coussin de crosse lorsqu’on imprime à ce galet un mouvement de rotation par l’intermédiaire du volant de pointage en direction.
En arrière de la circulaire antérieure de roulement, et juxtaposée à cette circulaire, est fixée la circulaire de pointage, en maillechort, graduée en multiples de 5 décigrades. La graduation s’étend sur un arc de 300 décigrades à droite du zéro et de 300 à gauche. Elle est croissante dans la partie droite (0-300) et décroissante dans la partie gauche (0-300).
Les deux pièces d’une casemate sont parallèles lorsque leurs index de pointage sont en regard d’une même division de leurs circulaires respectives.

Le châssis comprend :
- 1° Un coussin supportant la crosse de l’affût et reposant sur la circulaire postérieure par l’intermédiaire d’un galet muni de dents à section circulaire. Le coussin est muni de deux racloirs destinés à écarter de la circulaire les graviers qui pourraient enrayer le mouvement de l’affût.
- 2° Deux tirants horizontaux et un collier reliant le coussin au pivot de la sellette, au tirant gauche est fixée une aiguille en acier portant à son extrémité l’index de pointage, qui suit ainsi les déplacements du châssis.
- 3° Deux supports d’essieu, verticaux, terminés à la partie supérieure par des paliers qui reçoivent le faux-essieu, à la partie inférieure par des galets qui roulent sur la circulaire antérieure. Ces supports sont maintenus par les arcs-boutants, les tiges d’axes de galets et par les colonnes du bouclier de châssis.
- 4° Un tirant élastique d’essieu, qui relie l’entretoise d’essieu au collier du pivot et comprend essentiellement une pile de rondelles Belleville interposées entre une chape et une tige de tirant qui peuvent coulisser l’une par rapport à l’autre.
Affût de casemate pour canon de 75

L’affût repose à l’avant sur les paliers par l’intermédiaire d’un faux-essieu, à l’arrière sur le coussin de châssis auquel sa fausse bêche de crosse est reliée par deux vis.
Il porte sur le côté gauche :
- 1° Le volant de pointage en direction qui actionne, par un arbre à douilles, le galet de roulement renfermé dans le coussin.
- 2° Le volant de pointage en hauteur, dont le mouvement provoque, par l’intermédiaire de l’arc denté, le déplacement du berceau par rapport à l’affût. Sur le côté droit est fixé le levier de pompe, le réservoir placé dans l’affût, communique avec le frein.
L’affût est en outre muni :
- A droite, d’un siège pour le tireur.
- A gauche, d’un siège pour le pointeur.
Berceau

Le berceau supporte le frein; il lui est relié par la vis de pointage, son écrou et le support oscillant. Il porte, fixés à son aile gauche, les organes de fixation de l’appareil de pointage et du niveau Modèle 1901.

L’appareil de pointage ne diffère de celui du canon de 75 de tourelle que par la hauteur de la colonne et la position du trait de repère des dérives. En raison de la position du pointeur et pour la commodité des lectures, ce trait de repère, au lieu d’être placé à l’extrémité postérieure du diamètre horizontal du bouchon de vis de commande comme dans l’appareil de tourelle, a été remonté d’environ 45°.
Frein

Le frein supporte le canon qui lui est relié par la chape et sa clavette. A sa partie postérieure est articulé le support oscillant qui renferme l’écrou de pointage. Cet écrou se déplace en hauteur sur la vis lorsqu’on lui communique un mouvement de rotation. Ce mouvement est obtenu par l’intermédiaire d’engrenages d’angle qu’on peut mettre en action en agissant sur la poignée de la manivelle de hausse.
Les organes de la hausse sont fixés sur la droite du frein.
Sur le côté droit du frein est tracé un trait de repère, auquel correspondent, sur le manchon du canon, 2 traits de repère. Ces traits limitent l’intervalle que doit occuper le trait de repère du frein lorsque le canon est revenu en batterie.
A l’extrémité postérieure du frein, dans un canal longitudinal, se meut la jauge qui indique l’état de remplissage du frein.
Sur l’extrémité antérieure est vissé le bouchon d’avant du frein.
Le canon de 75 à tir rapide

Le canon est identique à celui de campagne, il recule sur le frein et repose sur les glissières par des galets munis de trous graisseurs. Il porte à l’avant 2 galets de la bouche, dont la partie supérieure vient rouler contre la paroi supérieure des glissières à la dernière période du recul du canon. Un coulisseau et un frotteur maintenus par le boulon de frotteur.
Le manchon porte à l’avant un guidon, à l’arrière, un œilleton qui permettent de pointer rapidement dans le tir à très petite distance.

Lionel PRACHT
Le fonctionnement de la culasse est analogue à celui de la culasse du canon de 75 de tourelle. La vis de culasse ne présente d’ailleurs avec celle de cette dernière bouche à feu que les différences suivantes :
- 1° La poignée de culasse forme en même temps boite à masselotte.
- 2° Une pièce de sûreté manœuvrée au moyen du bouton du bonhomme d’arrêt s’oppose à la mise de feu ou la permet suivant que le bouton se trouve vis-à-vis de l’indication « Route » ou de l’indication « Tir », gravées sur la culasse.
- 3° Il n’existe pas de verrou de sûreté.
Décapsuleurs et débouchoirs.

Les décapsuleurs des casemates de 75 sont identiques à ceux des tourelles et installés de la même façon dans des niches munies de plaques-supports.
Le débouchoir ne diffère du débouchoir de tourelle que par les points suivants :
- 1°II n’y a pas de support de débouchoir, le débouchoir étant installé sur le sol de la casemate au moment de la prise des dispositions de combat.
- 2° Il est complété par un dispositif d’éclairage constitué par une lanterne à bougie, à réflecteur parabolique, fixée sur un support métallique amovible que l’on place dans le couvercle du débouchoir ouvert. Ce support se compose d’une boîte sans fond, en tôle d’acier, à laquelle est soudée, une gaine en cuivre destinée à recevoir le pied de la lanterne.
Les munitions.
Les munitions de guerre, d’exercice ou d’instruction du matériel de 75 sous casemate sont les mêmes que celles du matériel sous tourelle.
Armement et désarmement de la casemate

La casemate de flanquement dite de Bourges pour deux canons de 75 peut être armée ou désarmée à l’aide d’un porteur fixé au plafond grâce à des fers en I scellés dans la maçonnerie. Il se compose de fer en U où circule un chariot destiné à recevoir un palan pour la commodité de la mise en place de l’affût et de l’enlèvement du canon.



Eclairage des casemates de flanquement

Les casemates de Bourges pour deux canons de 75 sont éclairées grâce à 5 cages à applique du Génie avec serrures. Dans les forts électrifiés, l’éclairage est assuré par 5 lampes fixées au plafond.
Les casemates de flanquement dites de Bourges pour canons 75 sur affût de casemate à l’épreuve du feu
Au début du premier conflit mondial, les ouvrages des 4 places fortes de l’Est (Verdun, Toul, Épinal et Belfort) sont évités par les troupes allemandes, les casemates de Bourges ne participent donc pas aux combats. Puis elles seront toutes désarmées après le décret du 5 août 1915 du désarmement des places fortes, pour envoyer les tubes de 75 et les munitions sur le front.
L’attaque allemande sur Verdun à partir du 21 février 1916, provoque un revirement de situation sur la fortification permanente, avec l’ordre de réarmer ces casemates avec l’armement d’origine à partir de mars 1916, lorsque la situation le permet. Certaines de ces casemates comme à l’ouvrage de Thiaumont ou au fort de Vaux ne pourront pas être réarmées avec les pièces de 75, car ses ouvrages se retrouvent sous un bombardement constant, elles sont donc réarmées avec de simples mitrailleuses. La casemate de l’ouvrage de Thiaumont a été complètement détruite par les bombardements et les deux casemates du fort de Vaux seront bombardées par les Allemands puis par les Français après la chute du fort.

D’autres de ces casemates de la place de Verdun seront fortement bombardées, comme celle du fort de Douaumont qui sera touchée par un obus de 400 français en octobre 1916 et qui endommagera la structure entre les deux chambres de tir. La casemate de Bourges de l’ouvrage de Charny sera atteinte par un obus de 420 qui ne percera pas la dalle et celle de Froideterre sera bombardée à plusieurs reprises, comme celle du fort de Moulainville.
Pourtant ces casemates n’ont pas eu à entrer en action dans ses ouvrages où la ligne principale de défense des intervalles n’a pas été atteinte par les troupes allemandes. Dans les autres places, les casemates de Bourges seront aussi réarmées. À Épinal, une chambre de tir sur deux le sera avec des canons de 75 de campagne dont la crosse repose sur un lissoir en bois.
Il faudra attendre le second conflit mondial où certaines casemates de Bourges de la place d’Épinal entreront en action, comme celles des forts de Dogneville et de Longchamp.
Inventaire des casemates de flanquement pour canons de 75 sur affût de casemate

Archives départementales côte 59Fi
44 casemates de flanquement dites de Bourges pour deux canons de 75 à tir rapide, seront construites de 1903 à 1914. Ces casemates qui ont toutes deux chambres de tir décallées se trouvent principalement dans les 4 places de l’Est (Verdun, Toul, Épinal et Belfort) et à Dunkerque. Une autre casemate était en construction à la déclaration de Guerre à l’ouvrage du Mont-Rudolphe à Belfort, mais les travaux restés à l’état de fouilles seront stoppés.

François BRANCOURT YouTube « hommageauxforts »
En 1917, lors de la réorganisation des ouvrages suite à la bataille de Verdun, une casemate de Bourges à chambres de tir parallèlles sera construite à l’extérieure du fort de Troyon dans les hauts de Meuse, pour flanquer en direction du fort des Paroches.
Place forte de Dunkerque
2 casemates de Bourges seront construites pour renforcer la défense des intervalles de la place forte de Dunkerque.
| Ouvrage | Nom de la casemate | Type d’observatoire | Etat aujourd’hui |
|---|---|---|---|
| Ouvrage ouest | Casemate gauche | Un observatoire bétonné rajouté après 1902 | Vide sans armement |
| Ouvrage de Petite Synthe | Casemate droite | Un observatoire bétonné rajouté après 1902 | Vide sans armement |



Place forte de Verdun rive droite

Archives US
11 casemates de Bourges pour 2 canons de 75 sont construites entre 1903 et 1906 dans 9 fortifications en rive droite de la Meuse de la place forte de Verdun. Il faut y rajouter les deux premières casemates pour 2 canons de 95 de côte du fort d’Haudainville.
| Ouvrage | Nom de la casemate | Type d’observatoire | Etat aujourd’hui |
|---|---|---|---|
| Ouvrage de Saint Synphorien | Casemate Est | Un observatoire bétonné rajouté après 1906 | Vide sans armement |
| Fort du Rozelier | Casemate Nord | Un observatoire bétonné rajouté après 1906 | Vide sans armement |
| Fort du Rozelier | Casemate Sud | Un observatoire bétonné rajouté après 1906 | Vide sans armement |
| Ouvrage de Déramé | Casemate Nord | Un observatoire bétonné rajouté après 1906 | La casemate est en bon état avec son porteur au plafond. Les pièces ont été transférées après 1990 pour être restaurées et exposées au fort d’Uxegney à Epinal |
| Ouvrage de Déramé | Casemate Sud | Un observatoire bétonné rajouté après 1906 | La casemate est en bon état avec son monorail au plafond. Les pièces ont été transférées après 1990 pour être restaurées et exposées au fort d’Uxegney à Epinal |
| Fort de Moulainville | Casemate sud | Un observatoire bétonné | Vide sans armement, incendiée en 1940, le monorail au plafond est en place. |
| Fort de Vaux | Casemate Est | Un observatoire bétonné rajouté après 1906 | Casemate réparée dans les années 30 après la bataille de Verdun, les canons sont en place, mais il n’y a plus de monorail au plafond. |
| Fort de Vaux | Casemate Ouest | Un observatoire bétonné rajouté après 1906 | Casemate réparée dans les années 30 après la bataille de Verdun, les canons sont en place, mais il n’y a plus de monorail au plafond. |
| Fort de Douaumont | Casemate Ouest | Un observatoire bétonné rajouté après 1906 | Casemate fortement endommagée pendant la bataille de Verdun, elle sera partiellement réparée dans les années 30, une seule chambre de tir sera refaite. La casemate est entièrement vide aujourd’hui. |
| Ouvrage de Thiaumont | Casemate Est | Un observatoire bétonné rajouté après 1906 | Casemate entièrement détruite pendant la bataille de Verdun. |
| Ouvrage de Froideterre | Casemate Ouest | Un observatoire bétonné rajouté après 1906 | Casemate endommagée pendant la bataille de Verdun, elle sera partiellement réparée dans les années 30. La casemate est entièrement vide aujourd’hui. |


VAUBOURG Cédric

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VAUBOURG Cédric

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Place forte de Verdun rive gauche

10 casemates de Bourges pour 2 canons de 75 sont construites entre 1903 et 1906 en rive gauche de la Meuse de la place forte de Verdun.
| Ouvrage | Nom de la casemate | Type d’observatoire | Etat aujourd’hui |
|---|---|---|---|
| Ouvrage de Charny | Casemate Est | Un observatoire bétonné rajouté après 1904 | Vide sans armement. La casemate a été touchée par un obus de 420 pendant la bataille de Verdun. |
| Fort de Bois Bourrus | Casemate Nord Est | Un observatoire bétonné rajouté après 1904 | Vide sans armement |
| Fort de Bois Bourrus | Casemate Sud Ouest | Un observatoire bétonné rajouté après 1904 | Vide sans armement. |
| Fort de Choisel | Casemate Nord | Un observatoire bétonné | Vide sans armement. |
| Fort de Choisel | Casemate Sud | Un observatoire bétonné | Vide sans armement. La casemate a été endommagée pendant les combats en juin 1940 |
| Fort des Sartelles | Casemate Nord | Un observatoire bétonné | Vide sans armement, le monorail au plafond est en place. |
| Fort des Sartelles | Casemate Sud | Un observatoire bétonné | Vide sans armement, le monorail au plafond est en place. |
| Fort de Regret | Casemate Nord | Un observatoire bétonné | Vide sans armement |
| Fort de Landecourt | Casemate Nord | Un observatoire bétonné | Vide sans armement |
| Fort de Dugny | Casemate Ouest | Un observatoire bétonné rajouté après 1904 | Vide sans armement, le monorail au plafond est en place avec son chariot. |





VAUBOURG Cédric

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Place forte de Toul

8 casemates de Bourges seront construites entre 1906 et 1909 dans 8 fortifications de la place forte de Toul.
| Ouvrage | Nom de la casemate | Type d’observatoire | Etat aujourd’hui |
|---|---|---|---|
| Fort du Chanot | Casemate Ouest | Un observatoire cuirassé | Vide sans armement. |
| Fort de Gondreville | Casemate Sud-Est | Un observatoire bétonné | Vide sans armement |
| Ouvrage du Mordant | Casemate Sud | Un observatoire bétonné | Vide sans armement. |
| Ouvrage de Francheville | Casemate Est | Un observatoire bétonné | Vide sans armement. |
| Ouvrage de la Cloche | Casemate Est | Un observatoire bétonné | Vide sans armement. |
| Fort de Bruley | Casemate Sud | Un observatoire bétonné | Vide sans armement. |
| Fort d’Ecrouves | Casemate Nord | Un observatoire bétonné | Vide sans armement. |
| Fort de Domgermain | Casemate Sud | Un observatoire bétonné | Vide sans armement |









Place forte d’Épinal

8 casemates de Bourges seront construites entre 1906 et 1913 dans 5 fortifications de la place forte d’Epinal.
| Ouvrage | Nom de la casemate | Type d’observatoire | Etat aujourd’hui |
|---|---|---|---|
| Fort des Adelphes | Casemate Nord | Un observatoire bétonné | Une chambre de tir par casemate est modifiée en 1917 pour recevoir un canon de 75 sur affût de campagne. Vide sans armement |
| Ouvrage de Deyvillers | Casemate Nord | Un observatoire bétonné | Une chambre de tir par casemate est modifiée en 1917 pour recevoir un canon de 75 sur affût de campagne. Vide sans armement |
| Ouvrage de Deyvillers | Casemate Sud | Un observatoire bétonné | Une chambre de tir par casemate est modifiée en 1917 pour recevoir un canon de 75 sur affût de campagne. Vide sans armement |
| Fort de Longchamp | Casemate Est | Un observatoire bétonné, elle est munie après 1912 d’un observatoire bétonné qui dirige les tirs de la batterie cuirassée des 2 tourelles de 155C 08 | Une chambre de tir par casemate est modifiée en 1917 pour recevoir un canon de 75 sur affût de campagne. Vide sans armement |
| Fort de Longchamp | Casemate Ouest | Un observatoire bétonné | Une chambre de tir par casemate est modifiée en 1917 pour recevoir un canon de 75 sur affût de campagne. Vide sans armement |
| Fort de Dogneville | Casemate Est | Un observatoire bétonné | Une chambre de tir par casemate est modifiée en 1917 pour recevoir un canon de 75 sur affût de campagne. Vide sans armement |
| Fort d’Uxegney | Casemate Est | Un observatoire bétonné | Une chambre de tir par casemate est modifiée en 1917 pour recevoir un canon de 75 sur affût de campagne. La casemate a été désarmée en 1989, les pièces ont été envoyées à Bourges et ensuite elle a été entièrement rénovée avec les canons de l’ouvrage de Déramé par l’association qui gére le fort. |
| Fort d’Uxegney | Casemate Ouest | Un observatoire bétonné | Une chambre de tir par casemate est modifiée en 1917 pour recevoir un canon de 75 sur affût de campagne. La casemate a été désarmée en 1989, les pièces ont été envoyées à Bourges et ensuite elle a été entièrement rénovée avec les canons de l’ouvrage de Déramé par l’association qui gére le fort. |









Place forte de Belfort

5 casemates de Bourges seront construites entre 1906 et 1913 dans 5 fortifications de la place forte de Belfort.
| Ouvrage | Nom de la casemate | Type d’observatoire | Etat aujourd’hui |
|---|---|---|---|
| Fort de Roppe | Casemate Ouest | Un observatoire bétonné | Vide sans armement |
| Fort du Vézelois | Casemate Sud | Un observatoire bétonné | Vide sans armement |
| Ouvrage des Fougerais | Casemate extérieure Nord-est | Un observatoire bétonné | Vide sans armement |
| Fort du Bois d’Oye | Casemate Ouest | Un observatoire cuirassé | Vide sans armement |
| Ouvrage du Haut-Bois | Casemate Ouest | Un observatoire cuirassé | Vide sans armement |






Autres casemates de flanquement pour pièces légères
De 1913 à 1914, deux casemates de flanquement pour pièces légères d’un modèle réduit des casemates dites de Bourges seront construites à Nice près de la batterie de la Bégude. Ces casemates n’ont pas été armées d’après le plan de mobilisation d’avril 1914.


