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Aujourd’hui, le fort est en très mauvais état, il a été confié à l’association du fort de Troyon. Son accès est très dangereux et interdit. |
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Le fort des Paroches est construit en arrière de la ville de Saint-Mihiel en rive gauche de la Meuse à une altitude de 325 mètres. Il surveille la vallée de la Creüe et la route nationale 64 qui échappent aux vues du fort du Camps des Romains. Il assure aussi la protection des intervalles entre ce dernier et le fort de Troyon. A sa construction, l’ouvrage est considéré comme une batterie qui fera parti des derniers forts construits sur les hauts de Meuse avec celui de Jouy sous les côtes. |
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L’armement du fort à la veille de la Grande guerre
Pièces de rempart du fort 6 canons de 120 long sur affût SP approvisionnés à 700 coups/pièce. 2 canons de 90 sur affût SP approvisionnés à 600 coups/pièce.
Cuirassements et casemates
Aucun
Défense des fossés 2 caponnières doubles défendues au fusils 1 caponnière simple défendue au fusils
Total 8 pièces d’artillerie
Les différents éléments extérieurs à proximité du fort en 1914
Aucune Ouvrages d’infanterie Aucun Abris de combat et abris cavernes Aucun Aucun Aucun |
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Projet de modernisation
Projet de construction de 1895 · Construction d’un casernement bétonné et d’une entrée de guerre. Installation d’un réseau de queues de cochon autour de l’ouvrage et de grilles défensives au dessus des 3 caponnières. Coût des travaux du projet 177 000 Fr or
Modernisations
· 1890 Construction d’un magasin sous roc creusé dans l’escarpe du fossé de gorge du fort à une profondeur de 10 mètres · 1900 - 1910 Installation d’un réseau de queues de cochon autour de l’ouvrage et de grilles défensives au dessus des trois caponnières. |
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Armement du fort et cuirassements installés entre 1884 et 1908 |
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En 1914, le fort des Paroches est un ouvrage de la 6ème région, peu modernisé qui possède un magasin sous roc à l’épreuve. Cet ouvrage est classé en deuxième catégorie pour soutenir les troupes de campagne et son armement principal est placé à l’air libre. |
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Equipement du fort en 1914 |
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Etat du fort pendant la première guerre mondiale
· Du 9 au 12 septembre 1914, le fort ouvre le feu à plusieurs reprises pour flanquer les abords du fort de Troyon qui demande du soutien. · A partir du 20 septembre 1914, les allemands cherchent à percer le rideau défensif des Hauts de Meuse, pour encercler et faire tomber la place de Verdun afin de faciliter le ravitaillement du front de la Champagne. · Le 22 septembre 1914, l’artillerie du fort ouvre le feu sur un détachement allemand dans le secteur de Lavignéville sans être visée par l’artillerie ennemie. · Le 23 et le 24 septembre, le fort tire sur la carrière de Senonville et dans le bois du Chanot. Mais l’ouvrage est violement bombardé paralysant ses tirs pendant plusieurs heures et détruisant une des pièces de 90. · Le 25 septembre 1914, le bombardement est tellement violent que les pièces d’artillerie du fort n’ouvrent pas le feu pour ne pas être localisées, mais la dernière pièce de 90 est détruite. · A partir du 26 septembre 1914, après la chute du fort du Camp des Romains, le fort est violement bombardé réduisant complètement l’artillerie au silence. Les communications avec l’extérieur sont impossibles et certaines parties du fort sont percées comme le magasin à poudre qui a été touché par un obus de gros calibre. · Le 30 septembre, la garnison reçoit l'ordre d’évacuer l’ouvrage, mais elle doit rester à proximité pour tenir la position en cas d’assaut de l’infanterie ennemie. Elle y restera ainsi jusqu’au 18 octobre 1914 avant d’être envoyée sur Fresnes au Monts. A la fin de cette bataille, le fort a été visé par plusieurs milliers d’obus de tout calibre qui ont fait quelques dégâts à l’ouvrage, les dommages auraient pu être plus importants si des obus de 30,5 auraient atteint l’ouvrage. · Pendant tout le restant de la guerre, le fort restera aux mains des troupes françaises qui s’en serviront comme poste d’observation sur la ville de Saint-Mihiel et sur le fort du Camp des Romains. · Mars 1916-1918, une guérite blindée est installée et les issues du fort se voient équipées de chicanes en sacs de terre et en rondins, armées de mitrailleuses et de goulottes lance grenades. Un réseau de galeries de 17 d’une longueur de 1155 mètres est creusé sous l’ouvrage. Le fort et les galeries sont électrifiées pour l’éclairage grâce à des groupes électrogènes. |
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Des soldats pendant la grande guerre dans le fossé sous l’entrée du fort. Collection Mr TUPIN |
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La galerie enveloppe du magasin à poudre. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Une cuisinière Choumara installée dans la caponnière double pendant la grande guerre. Cliché VAUBOURG Julie |
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L’entrée du fort après la Grande guerre. Collection Lionel PRACHT. |


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L’extérieur de la caponnière double de tête Cliché VAUBOURG Cédric |



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L’entrée du fort et le pont levis relevé pendant la grande guerre. Collection ECPAD |
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Vue aérienne du fort le 23 mars 1918. Collection Lionel PRACHT |







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Le corps de garde du côté gauche. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Détail de la porte blindée. Cliché VAUBOURG Julie |
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Une pièce du casernement de gorge renforcée pendant la guerre. Cliché VAUBOURG Cédric |
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L’arrière du casernement de gorge. Cliché VAUBOURG Julie |
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Vestige d’une toiture métallique. Cliché VAUBOURG Julie |
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Le cartouche au dessus de l’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Julie |
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L’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Julie |
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La galerie derrière la porte blindée. Cliché VAUBOURG Julie |

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L’intérieur de la caponnière double de gorge construite en pierre gélive. Cliché VAUBOURG Cédric |
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La caponnière de gorge en hiver. Cliché VAUBOURG Julie |
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Un puits de 17 aménagé dans une casemate. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Un puits de 17 près de la boulangerie. Cliché VAUBOURG Cédric |
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La boulangerie. Cliché VAUBOURG Cédric |
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La boulangerie. Cliché VAUBOURG Julie |
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La caponnière double de gorge. Cliché VAUBOURG Cédric |
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L’accès à la caponnière de gorge. Cliché VAUBOURG Julie |
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L’accès sous le pont levis Cliché VAUBOURG Julie |

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Un bloc donnant accès au réseau de 17. Cliché VAUBOURG Julie |
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Une chambrée avec un accès au réseau de 17 et une réparation d’un impact d’obus. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Le casernement. Cliché VAUBOURG Julie |
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Le fort des Paroches ou fort Colaud |
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L’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Julie |
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Les dates de construction au dessus de l’entrée. Cliché VAUBOURG Julie |
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Les dates de construction au dessus de l’entrée. Cliché VAUBOURG Julie |
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Détail du garde fou du pont d’entrée. Cliché VAUBOURG Julie |
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Le corps de garde du côté droit. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Détail des verrières aménagées des créneaux de pied aménagée dans le corps de garde. Cliché VAUBOURG Julie |
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Le corps de garde du côté gauche. Cliché VAUBOURG Cédric |



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L’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Cédric |
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1884 |
1890 |
1905 |
1907 |
1908 |
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Pièces de rempart du fort |
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Cuirassements et casemates |
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Défense des fossés |
Les caponnières n’ont pas été armées. Les fossés pouvaient être défendus aux fusils ou à la mitrailleuse |
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Nb de pièces |
7 |
10 |
10 |
8 |
8 |
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Dates de construction
Effectif |
· 1883 - 1885
· Environ 200 hommes dont 58 artilleurs |
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Armement du fort fin 1915 · Aucune pièce de rempart, il reste peut être les pièces de flanquement dans les fossés. |
Armement du fort fin 1917 · Le fort est armé de mitrailleuses et fusils mitrailleurs pour la défense rapprochée. |
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Effectif à la mobilisation en 1914 à la première heure renforcé par l’article 40 de la loi du 21 mars 1905
· Infanterie : 1 officier et 63 hommes du 166ème RI · Artillerie : 1 officier et 53 hommes du 5ème régiment d’artillerie à pied · Divers et Génie : 4 hommes COA de la 6ème section territoriale, 4 télégraphistes, 4 forestiers et 3 infirmiers. Soit un effectif de 2 officiers et 131 hommes |
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Capacité du casernement à l’épreuve Capacité des casernement en maçonnerie Capacité du magasin à poudre
Capacité du magasin aux cartouches
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· Aucun · Environ 200 places couchées · 20 tonnes de poudre noire à la construction du fort · 1 magasin aux cartouches d’une capacité inconnue |
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· 1 à 2 cuisinières de marque François Vaillant · 1 four de 150 rations chacun · 1 citerne en béton · 1 pont levis à bascule en dessous |
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Communication liaison optique Communication télégraphe électrique
Eclairage en 1914 |
· Aucune · Avec le fort du Camp des Romains grâce à un appareil microphone système Ader et un morse de campagne modèle 1907 ou une boîte de forteresse · Lampes à pétrole pour l’intérieur du fort et oxyacétyléniques pour les fossés. |