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Aujourd’hui, le fort appartient à un particulier qui n’est pas favorable aux visites. Nous avons eu l’autorisation exceptionnelle de visiter son fort pour publier nos photos afin de permettre à nos lecteurs de le découvrir. Il est inutile d’essayer de demander une autorisation de visite qui sera systématiquement refusée. Son accès est strictement interdit |
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Le fort de Gironville se situe à deux kilomètres au dessus du fort de Jouy sous les Cotes à 390 mètres d’altitude. Il surveille la plaine de la Woëvre et les différents passages donnant sur les Hauts de Meuse tel que la route qui mène à Pont à Mousson et à Bar-le-Duc par Commercy. Il contrôle aussi la vallée de la Meuse sur 12 kilomètres de Lérouville à Sorcy et les intervalles entre les forts de Liouville et la place de Toul. Son armement est renforcé au sud par le fort de Jouy sous les côtes . Le fort possède une maçonnerie relativement travaillée, il est équipé d’une galerie maçonnée appelée galerie de circulation des poudres qui relie les traverses abri. |
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L’armement du fort et de la batterie annexe à la veille de la Grande guerre
Pièces de rempart du fort 11 canons de 120 long sur affût SP approvisionnés à 700 coups/pièce. 2 canons de 90 sur affût SP approvisionnés à 600 coups/pièce. 4 canons de 90 sur affût de campagne approvisionnés à 600 coups/pièce. 2 mortiers de 22 approvisionnés à 300 coups/pièce. 2 mortiers de 15 approvisionnés à 300 coups/pièce. 3 sections de 2 mitrailleuses de rempart modèle 1900 approvisionnés de 43200 cartouches/section.
Cuirassements et casemates 2 casemates à tir indirect désarmées
Défense des fossés 1 caponnière double au fort armée de 2 canons révolver approvisionnés à 1800 coups/pièce et de 2 canons de 12 culasse approvisionnés à 150 coups/pièce. 1 caponnière simple du saillant 3 armée d'1 canon révolver approvisionné à 1800 coups et d’1 canon de 12 culasse approvisionné à 150 coups. 2 coffres d’escarpe de gorge armés chacun d'1 canon révolver approvisionné à 1800 coups et d’1 canon de 12 culasse approvisionné à 150 coups. 2 coffres d’escarpe défendant les fossés de la batterie de la Woëvre armés chacun d'1 canon révolver approvisionné à 1800 coups et d’1 canon de 90 sur affût de flanquement approvisionné à 600 coups. 1 caponnière double à la batterie de la Woëvre défendue aux fusils.
Batterie d’artillerie de la Woëvre 2 canons de 120 long sur affût SP approvisionnés à 700 coups/pièce. 2 canons de 90 sur affût SP approvisionnés à 600 coups/pièce. 2 canons de 90 sur affût de campagne approvisionnés à 600 coups/pièce.
Total 47 pièces d’artillerie
Les différents éléments extérieurs à proximité du fort en 1914
Aucune Ouvrages d’infanterie Aucun Abris de combat et abris cavernes Aucun Aucun Aucun |
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Projets de modernisation
· 1881 - Installation de deux casemates Mougin pour un canon de 155L · 1895 Construction d’un casernement bétonné, d’une entrée de guerre, de deux galeries qui relient les magasins sous roc au fort. Installation d’un réseau de queues de cochon autour de l’ouvrage et de grilles défensives au dessus des trois caponnières. Installation de deux batteries d’artillerie extérieures en avant de l’ouvrage Coût des travaux du projet 241 000 Fr or
Modernisations
· 1890 Construction de deux magasins sous roc creusés dans la contrescarpe du fossé du fort à une profondeur de 10 mètres · 1900 - 1910 Installation d’un réseau de queues de cochon autour de l’ouvrage et de grilles défensives au dessus du mur de contre-escarpe des deux caponnières de tête. |
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Armement du fort et cuirassements installés entre 1878 et 1908 |
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En 1914, le fort de Gironville est un ouvrage de la 6ème région, peu modernisé qui possède un magasin sous roc à l’épreuve. Cet ouvrage est classé en deuxième catégorie pour soutenir les troupes de campagne et son armement principal est placé à l’air libre. |
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Equipement du fort et de la batterie de la Woëvre en 1914 |
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Etat du fort pendant la première guerre mondiale
· 24 septembre 1914, le fort ouvre le feu à la demande du fort de Liouville sur une batterie ennemie qui le bombarde. Pendant les jours qui suivent, le fort reste éloigné du front sans être vraiment visé. · Fin 1915, désarmement progressif du fort pour envoyer les pièces d’artillerie et les munitions pouvant aller sur le front. · En janvier 1916 , il reste assez de poudre noire dans les magasins pour prévoir une éventuelle destruction de l’ouvrage en cas d’approche de l’ennemi. · Mars 1916-1918, les issues et les entrées du fort se voient équipées de chicanes en sacs de terre et en rondins, armées de mitrailleuses et de goulottes lance grenades. Un réseau de galeries de 17 d’une longueur de 1257 mètres sera creusé sous l’ouvrage. Le fort est électrifié pour l’éclairage et la ventilation des locaux grâce à des groupes électrogènes. |
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Des soldats près d’un hangar à proximité du fort avant la Grande Guerre. Collection Patrice MONANGE |
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Vue aérienne du fort de Gironville pendant la grande guerre. Collection Lionel PRACHT |
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L’intérieur du poste optique. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Le vestibule du magasin à poudre du coté gauche. Cliché VAUBOURG Cédric |


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Des lits modèle 1876 du fort dans un magasin aux services administratifs Cliché VAUBOURG Julie |
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Le fort de Gironville ou fort Legrand |



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La galerie de circulation des poudres. Cliché VAUBOURG Cédric |

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L’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Julie |
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Le coffre d’escarpe de droite pris depuis le pont dormant. Cliché VAUBOURG Cédric |
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La galerie principale derrière la porte d’entrée. Cliché VAUBOURG Julie |
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Une des deux portes blindées qui protègent l’entrée. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Détail d’une des roues des portes blindées qui protègent l’entrée. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Le pont roulant à effacement latéral derrière l’entrée. Cliché VAUBOURG Julie |
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La chambre de retrait du pont roulant. Cliché VAUBOURG Julie |
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Le pont roulant à effacement latéral. Cliché VAUBOURG Julie |
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La cour avec au milieu une sortie bétonnée du réseau de 17 Cliché VAUBOURG Julie |
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La cour des casernements derrière l’entrée Cliché VAUBOURG Julie |
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La cour des casernements derrière l’entrée Cliché VAUBOURG Cédric |
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La boulangerie. Cliché VAUBOURG Julie |
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Une des chambrées du casernement de gorge. Cliché VAUBOURG Cédric |
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La galerie principale derrière la porte d’entrée. Cliché VAUBOURG Julie |
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Une galerie près des casemates à tir indirect près du casernement de gorge. Cliché VAUBOURG Julie |
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L’escalier d’accès au poste optique. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Des graffitis dans une des chambrées. Cliché VAUBOURG Julie |
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Une ancienne casemate à tir indirect. Cliché VAUBOURG Julie |
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La galerie d’accès au poste optique et à un coffre d’escarpe. Cliché VAUBOURG Julie |
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Le poste optique. Cliché VAUBOURG Cédric |
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L’arrière d’une partie des chambrées du casernement de gorge. Cliché VAUBOURG Julie |
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La cour derrière l’entrée. Cliché VAUBOURG Cédric |
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La boulangerie. Cliché VAUBOURG Julie |
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Le poste optique. Cliché VAUBOURG Cédric |


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1878 |
1884 |
1905 |
1907 |
1908 |
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Pièces de rempart du fort |
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Cuirassements et casemates |
armées de
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armées de |
2 casemates à tir indirect désarmées |
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Défense des fossés |
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Batterie de la Woëvre |
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Nb de pièces |
46 |
44 |
40 |
40 |
40 |
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Dates de construction Coût des travaux en 1882
Effectif 727 hommes |
· 10 février 1874 - 7 septembre 1875 · 2 221 000 Fr or
· 19 officiers · 44 sous-officiers · 664 soldats · 1 infirmerie pour 50 malades |
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Armement du fort fin 1915 · Aucune pièce de rempart · 2 caponnières et 2 coffres de courtine armées de 7 canons révolver et 5 canons de 12 culasse avec leurs munitions |
Armement du fort fin 1917 · Le fort est réarmé de mitrailleuses et fusils mitrailleurs pour la défense rapprochée · 2 caponnières et 2 coffres de courtine armées de 7 canons révolver et 5 canons de 12 culasse avec leurs munitions |
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Effectif à la mobilisation en 1914 à la première heure renforcé par l’article 40 de la loi du 21 mars 1905
· Infanterie : 3 officiers et 191 hommes du 166ème RI · Artillerie : 3 officiers et 251 hommes du 5ème régiment d’artillerie à pied · Divers et Génie : 7 hommes COA de la 6ème section territoriale, 12 télégraphistes, 5 forestiers et 4 infirmiers Soit un effectif de 6 officiers et 470 hommes. |
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Capacité du casernement à l’épreuve Capacité des casernement en maçonnerie Capacité des 2 magasins à poudre
Capacité du magasin aux cartouches
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· Aucune place couchée · 727 places couchées · 147 tonnes de poudre noire à la construction du fort · 684 000 cartouches à la construction du fort |
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· 2 à 3 cuisinières de marque François Vaillant · 2 fours de 180 rations chacun · 1 puits d’un débit de 2400 litres remplissant une citerne de 520 m3 · 1 pont roulant à effacement latéral |
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Communication liaison optique
Communication télégraphe électrique
Eclairage en 1914 |
· Avec les forts de Liouville, de Pagny-la-Blanche Côte, le poste extérieur de Lucey et celui de Charmes la Côte · Avec le fort de Jouy, la ville de Commercy et le poste avancé de Beaumont grâce à un appareil microphone système Ader et un morse de campagne modèle 1907 ou une boîte de forteresse · Lampes à pétrole pour l’intérieur du fort et oxyacétyléniques pour les fossés |