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Le fort de Pagny la Blanche Côte est un ouvrage à massif central construit à 385 mètres d’altitude au dessus du village de Pagny la blanche Côte. Il empêche une armée ennemie de contourner la place forte de Toul et le rideau défensif des Hauts de Meuse en étendant la défense vers le sud de Toul. Pour cela, il ferme la trouée que présente la vallée de l’Aroffe à Vanne le Châtel et il bat aussi en amont la vallée de la Meuse jusqu’à la limite de portée de son artillerie. Il contrôle aussi les intervalles vers le fort de Blénod. Mais, le fort possède un important angle mort qui ne peut être défendu que par tirs indirects comme certains objectifs importants tels que le col de Pagny, les chemins de Vanne à Blénod et à la Meuse, ainsi que toute la vallée de la Meuse jusqu’à 3 kilomètres. Pour cela, on a dû compléter la défense du fort par les batteries annexes d’Uruffe et de Pagny la Blanche Côte qui surveillent ses positions. Au sud de l’ouvrage, son artillerie ne permet pas de croiser ses tirs avec le fort de Bourlémont car ils sont éloignés de plus de 20 kilomètres. |
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L’armement du fort à la veille de la Grande guerre
Pièces de rempart du fort Aucun
Cuirassements et casemates
1 tourelle Mougin modèle 1876 armée 2 canons de 155 long approvisionnée de quelques obus
2 caponnières doubles désarmées
Total 2 pièces d’artillerie
Les différents éléments extérieurs à proximité du fort en 1914
3 batteries d’artillerie aménagées après 1891 Aucun Abris de combat et abris cavernes de secteurs Aucun Aucun Aucun |
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Projet de modernisation
Projet de renforcement 1902 · Projet de renforcement et d’abaissement de la tourelle Mougin suite aux expériences
Modernisations
· 1882 - 1883 Installation de la tourelle Mougin N°O au sommet du casernement de troupe pendant la construction du fort. |
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Armement du fort et cuirassements installés entre 1881 et 1906 |
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En 1901, des essais de tirs à obus réels seront réalisés sur la tourelle Mougin pour tester la résistance de ce cuirassement de 25 ans d'âge. Les résultats montreront que cette tourelle garde une certaine valeur, mais qu’il faut renforcer et masquer ce cuirassement pour garantir sa résistance aux nouveaux obus. Cette expérience permettra de moderniser les tourelles des forts de Frouard, de Pont-Saint-Vincent, de Liouville et du Barbonnet. Mais, la déclaration de guerre viendra stopper les projets de renforcement d’une dizaine de tourelles. En 1910, une nouvelle expérience sera effectuée sur la tourelle Mougin pour améliorer ses tirs longs en arrêtant la rotation du cuirassement lors des tirs. Mais en 1910-1912, le fort est déclassé comme son voisin le fort de Bourlémont car c’est un ouvrage de 3ème ligne non modernisé jugé sans rôle majeur par rapport à 1874. Pourtant, il conserve une très faible garnison dont une partie assure les liaisons de télégraphie optique et électrique entre les places. De plus, la tourelle effectuera à nouveau des tirs d’essais en 1913. A la déclaration de guerre, en août 1914, le fort ne possède plus que son armement sous tourelle. |
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Equipement du fort avant d’être déclassé |
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La cour des casernements troupe. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Le vestibule d’un des magasins aux cartouches. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Une pièce de 120L dans une batterie d’artillerie annexe du fort en juillet 1907. Collection Jean Claude MORVAN |
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La tourelle Mougin sera ferraillée comme le reste du fort par le propriétaire qui acheta l’ouvrage dans les années 30. Aujourd’hui, le fort est une propriété privée interdite d’accès. |
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Etat du fort pendant la première guerre mondiale
· En janvier 1916, il reste assez de poudre noire dans les magasins pour prévoir une éventuelle destruction de l’ouvrage en cas d’approche de l’ennemi. · 1917-1918, à la fin de la première guerre mondiale, des troupes américaines logeront dans le fort, ses casernements seront électrifiés pour l’éclairage. |
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La caponnière double du saillant 4 Cliché VAUBOURG Cédric |



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Vue sur la caponnière double du saillant 4 en juillet 1907. Collection Jean Claude MORVAN |
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L’entrée du fort au niveau du pont à bascule de nos jours. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Le cartouche au dessus de l’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Cédric |



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Les dates de construction du fort. Cliché VAUBOURG Julie |
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L’entrée du fort de nos jours. Cliché VAUBOURG Julie |
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L’arrière de l’entrée du fort où se trouve le corps de garde intérieur. Cliché VAUBOURG Julie |
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Les dates de construction du fort. Cliché VAUBOURG Julie |
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La façade du casernement officiers. Cliché VAUBOURG Julie |
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La cour des casernements officiers et de l’infirmerie. Cliché VAUBOURG Cédric |



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La cour des casernements officiers et de l’infirmerie. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Le casernement à étage de la troupe. Cliché VAUBOURG Julie |
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Le casernement à étage de la troupe. Cliché VAUBOURG Cédric |
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La galerie principale d’accès au casernement de la troupe. Cliché VAUBOURG Cédric |


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La porte de la prison. Cliché VAUBOURG Julie |
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Le passage couvert où se trouvait la prison. Cliché VAUBOURG Julie |
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Le passage couvert où se trouvait la prison. Cliché VAUBOURG Julie |
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Le magasin à poudre de droite. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Le poste optique qui permet de communiquer avec le fort de Bourlémont. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Le fort de Pagny la Blanche-Côte ou fort Vaucouleurs |

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Le site web de la fortification Séré de Rivières |
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1881 |
1883 -1886 |
1886 -1890 |
1906 |
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Pièces de rempart du fort |
( dont 2 en réserve ) ( dont 2 en réserve ) |
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Cuirassements et casemates |
armée 2 canons de 155 long
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Défense des fossés |
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Nb de pièces |
22 |
22 |
17 |
17 |
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Dates de construction Coût des travaux du fort en 1885
Effectif prévu 628 hommes en 1885 |
· 15 novembre 1879 – 1883 · 1 410 000 Fr or
· 10 officiers · 46 sous-officiers et 572 soldats · 1 infirmerie pour 30 malades · 1 écurie pour 8 chevaux |
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Capacité du casernement à l’épreuve Capacité des casernements en maçonnerie Capacité du magasin à poudre
Capacité du magasin aux cartouches
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· Aucun · 630 places couchées · 120 tonnes de poudre noire à la construction du fort · 2 magasins aux cartouches d’une capacité de 1 000 000 de cartouches à la construction du fort |
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· 2 à 3 cuisinières de marque François Vaillant · 2 fours de 180 rations chacun · 1 puits alimentant 2 citernes de 20 m3 et 1 réservoir de 90 m3 · 1 pont levis à bascule en dessous Tripier |
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Communication télégraphie électrique
Eclairage en 1914 |
· Avec le fort d’arrêt de Bourlémont à 22 km et le fort de rideau de Gironville 26,4km · Avec la batterie d’Uruffe, la batterie de Pagny la Blanche Côte, le fort de Bourlémont et le central militaire du fort Saint-Michel à Toul grâce à un téléphone Ader et une boite de forteresse. · Lampes à pétrole pour l’intérieur du fort, lampes à bougie et à pétrole pour la tourelle. |
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Armement du fort fin 1915 · Aucune pièce de rempart, ni de flanquement · 1 tourelle Mougin modèle 1876 armée 2 canons de 155 long sans obus |
Armement du fort fin 1917 · 1 tourelle Mougin modèle 1876 armée 2 canons de 155 long approvisionnée de quelques obus · Le fort est complètement désarmé, il servira de dépôt de munitions et de base arrière pour les troupes en repos. |