Des canons de 24 modèle 1870 sur des vestiges d'affûts modèle 1888 non amélioré à la batterie de Gang Ray au cap Saint Jacques Vũng Tàu au Vietnam. VAUBOURG Cedric

Les batteries côtières

Les batteries d’artillerie de côte

Un canon de 32 modèle 1870-93 de 25 calibres sur affût modèle 1882 PA à la batterie du Minou à Brest vers 1900. Lionel PRACHT
Un canon de 32 modèle 1870-93 de 25 calibres sur affût modèle 1882 PA à la batterie du Minou à Brest vers 1900. Lionel PRACHT

Les batteries côtières font partie de la défense fixe de terre des côtes françaises. Cette défense a pour rôle en 1914 de protéger les ports et les points stratégiques des blocus maritimes, des bombardements et des débarquements de vive force. Elle doit aussi soutenir les navires, torpilleurs et contre-torpilleurs qui combattent à proximité des ports.

Les batteries côtières ont pour objectifs principaux :

  • De mettre hors de combat les navires ennemis en atteignant leur flottaison ou leur armement.
  • D’empêcher la mise à la terre des troupes de débarquement

Les batteries côtières peuvent ressembler à de petits forts parfois entourées d’un fossé ou d’un mur d’escarpe. Elle sont construites avant 1885 en maçonnerie. Après la crise de l’obus torpille, ces batteries seront parfois modernisées ou construite en béton spécial ou en béton armé.

Pour cela, ces batteries sont réparties en plusieurs catégories :

Les batteries côtières de bombardement

Des canons de 24 modèle 1870 sur affûts modèle 1888 non amélioré à la batterie de Ganh Ray au cap Saint Jacques Vũng Tàu au Vietnam. VAUBOURG Cedric
Des canons de 24 modèle 1870 sur affûts modèle 1888 non améliorés à la batterie de Ganh Ray au Cap Saint Jacques Vũng Tàu au Vietnam. VAUBOURG Cedric

Les batteries côtières de bombardement sont destinées à tenir les bâtiments ennemis à distance pour les empêcher de bombarder les ports ou de tenter une opération contre les côtes.

Elles ont pour but de détruire les parties non cuirassées des navires, aussi bien au dessus de la ligne de flottaison, qu’en dessous avec l’obus P et de menacer le personnel et le matériel à découvert.

Elles sont par suite, construites le plus en avant possible des positions à protéger et de préférence sur les points dominants des côtes.

Des canons de 24 modèle 1870 sur des vestiges d'affûts modèle 1888 non amélioré à la batterie de Gang Ray au cap Saint Jacques Vũng Tàu au Vietnam. VAUBOURG Julie
Des canons de 24 modèle 1870 sur des vestiges d’affûts modèle 1888 non améliorés à la batterie de Gang Ray au Cap Saint Jacques Vũng Tàu au Vietnam. VAUBOURG Julie

Une altitude élevée présente, en effet, de grands avantages :

  • Elle fournit à la batterie un champ de tir profond, qui permet d’entrer en lutte avec les navires ennemis dans les distances extrême de tir efficace, l’observation des points de chute est facilitée.
  • Un grand commandement permet d’exécuter des tirs plongeants sur les ponts des navires, qui sont leur partie la plus vulnérable. Il argumente les chances de les atteindre et de les perforer. Avec le canon de 24 cm modèle 1876, la portée étant de 3000 mètres et l’altitude 100 m, la probabilité d’atteindre le front d’un cuirassé est de 0.2, si le cuirassé se présente par le travers, est de 0.6, s’il se présente en long.
Des canons de 24 modèle 1870 sur des affûts modèle 1888 non amélioré à la batterie de Ganh Ray au cap Saint Jacques Vũng Tàu au Vietnam. VAUBOURG Julie
Des canons de 24 modèle 1870 sur des affûts modèle 1888 non améliorés à la batterie de Ganh Ray au Cap Saint Jacques Vũng Tàu au Vietnam. VAUBOURG Julie

Les batteries élevées sont plus faciles à dissimuler aux vues que les batteries basses. Les navires qui les prennent comme cible sont obligés, pour leur tir d’employer de grands angles souvent incompatibles avec les affuts du bord ou alors ils doivent s’éloigner du but.

Les batteries hautes ont l’inconvénient de laisser un angle mort, dont la profondeur croit rapidement avec l’altitude. Les affûts de côte ne permettent pas de dépasser l’angle – 5°. Un canon de 24 cm, tirant avec cette hausse à 100 mètres d’altitude, aurait une portée de 900 mètres minimum.

Cet angle mort ne présente pas d’inconvénient pour une batterie haute, car les navires, armés seulement de pièces tirant de plein fouet, qui viendraient s’y embosser, seraient impuissants contre elle.

Seulement, ils seraient abrités contre cette batterie et pourraient le cas échéant, tirer contre un autre objectif. Il a y donc un certain intérêt à flanquer ces angles morts par l’emploi de batteries de moyen calibre à tir rapide, dont le feu peut neutraliser le personnel des navires ennemi.

La batterie d'Amfreville ouest à Cherbourg étaient est renforcée en béton armé, elle était armée de 4 canons de 24 cm modèle 1870 en 1904. VAUBOURG Cédric
La batterie d’Amfreville ouest à Cherbourg est renforcée en béton armé et était armée de 4 canons de 24 cm modèle 1870 en 1904. VAUBOURG Cédric

Les batteries de bombardement sont d’ordinaire armées de canons en fonte d’un calibre de 27, 24, 19 cm ou de canons en acier d’un calibre de 240 et 194 mm. Elles tirent de plein fouet, exceptionnellement elles font du tir indirect au passage. Leur portée extrême varie de 8000 à 9000 mètres, la portée utile est de 6000 mètres, en raison de la vitesse initiale qui n’atteint pas 600 mètres par seconde.

Il y a 4 pièces par batterie, parfois 6. Les munitions sont stockées dans des niches à munitions près des pièces et dans des magasins à munitions ou dépôt de projectiles sous-roc ou en béton armé placés le plus souvent à l’extérieur de la batterie. Les projectiles employés sont les obus ordinaires et les obus allongés, l’un et l’autre chargés en mélinite.

Les obus à ogive ricochent en touchant l’eau, il n’en est pas de même pour les obus à ogive tronquée (P). La trajectoire de ces derniers se prolonge sous l’eau et avec un coup court on peut attendre la coque d’un navire en-dessous de la partie cuirassée. L’obus P de canon de 240mm pèse 156 kg et contient 34 kg de mélinite.

Avec les anciens affûts, la vitesse de tir était au maximum d’un coup par batterie de quatre pièces et par minute. Après les perfectionnements apportés à l’affût par le Commandant Jouhandeau, la vitesse maximum est passé à un peu près uniformément de 1 coup par pièce en une minute. Avec les canons de 240 mm TR de Saint-Chamond et de Bourges, on arrivera à 2 et à 3 coups par pièce en 1 minute. L’augmentation de la vitesse de tir permet de diminuer dans une certaine mesure le nombre des batteries.

Les batteries de bombardement ne tirent en principe que sur un seul objectif.

Un canon de 24 cm modèle 1876 sur affût GPC à la batterie Duperré à Alger - Lionel PRACHT
Un canon de 24 cm modèle 1876 sur affût GPC à la batterie Duperré à Alger – Lionel PRACHT

Pointage.

Dans le tir direct, le pointage se fait, au moyen des hausses pourvues d’un dispositif de correction automatique de la dérivation, soit au moyen de l’appareil Deport.

Dans le tir indirect, l’angle est donné au niveau et la direction au moyen d’une circulaire graduée. Les éléments au tir moyen sont déterminés au moyen d’un appareil de visée pour le tir indirect.

Mesures des distances.

La mesure des distances se fait par deux procédés différents.

Si l’altitude d’une batterie est inférieure à 30 mètres sur la Méditerranée (il n’y a pas de marée) et à 35 mètres sur l’océan et la Manche, on emploie pour la mesure de la distance de l’objectif la lunette à micromètre, en prenant comme base la hauteur de mature de bâtiments. On peut se servir aussi du télémètre Estienne, à grande base horizontale, mais il exige deux postes d’observation reliés par une ligne téléphonique.

Si l’altitude est supérieure à 30 mètres sur la Méditerranée, et à 35 mètres sur l’océan et la Manche, on emploie, pour la mesure de la distance le télémètre Andonard, l’appareil Deport et le télémètre Dévé.

Ces instruments déterminent la valeur de l’angle de dépression de la ligne de flottaison du but par rapport au plan horizontal passant par l’organe de visée de l’appareil, en prenant, par conséquent, commune base l’altitude de l’appareil au-dessus de la mer.

L’angle de direction est également mesuré par ces différents télémètres, mais il y a une correction à faire pour chaque pièce de la batterie.

Le télémètre Andonard est réservé pour les postes de Commandant de groupe. Il permet à ce Commandant de mesurer à tout instant la distance du but pour déterminer le moment d’ouvrir le feu.

L’appareil Deport, placé sur le canon, donne pointage automatique. Il est complété par une graduation en distances qui permet de l’employer comme télémètre de dépression.

Le télémètre Dévé comprend deux appareils : l’un mesurant la dépression, l’autre la direction.

Vitesse initiale et portée maximum des canons de bombardement

Bouche à feu et calibreVitesse initialePortée
canon de 27 cm480 m/s10000 m
canon de 24 cm470 m/s10000 m
canon de 19 cm406 m/s7550 m
canon de 240 mm TR500 m/s9500 m avec obus ordinaire 8000 avec obus P

La portée maximum du 240 mm TR. avec l’obus tronqué, n’étant que de 8000 mètres, est absolument insuffisante pour le tir sur les gros bâtiments, car les canons de gros calibres de ceux-ci peuvent bombarder à plus de 10000 mètres, en tirant à 800 mètres et plus de vitesse initiale, des objectifs importants comme les ports et arsenaux à fleur de côte (Dunkerque, le Havre, Cherbourg). Il est désirable d’avoir dans ces places, pour la défense à grande distance, quelques canons plus puissants, tirant sinon à 800m de vitesse initiale, du moins à 600m. Dans ces places, on revient parfois aussi à l’obus à ogive, afin de regagner 1500 m de portée.

Ce sont les pièces les plus anciennes qui tirent le plus loin, à cause des angles de tir limites permis par les affûts.

La raison pour laquelle l’artillerie de côte s’est contentée jusqu’ici de faibles vitesses initiales c’est que l’on avait renoncé définitivement au tir de perforation et adopté en règle générale le tir à obus torpilles au-dessous de la flottaison. On conçoit qu’une trajectoire très tendue n’était pas indiquée pour ce dernier genre de tir. On ne songeait pas alors au tir à très grande distance, dont la guerre russo-japonaise nous a montré la possibilité.

Les batteries côtières cuirassées de bombardement (tourelle de 240 de côte)

La tourelle de 240 de côte de la batterie côtière cuirassée de l'ile de Gorée à Dakar au Sénégal en 1910. Facebook Senegalmetis Editions
La tourelle de 240 de côte de la batterie côtière cuirassée de l’ile de Gorée à Dakar au Sénégal en 1910. Facebook Senegalmetis Editions

L’avantage principal offert par ces batteries de côtes cuirassées est de permettre de réduire le nombre de batteries côtières de bombardement et par suite le personnel nécessaire. Cette diminution est particulièrement avantageuse dans les colonies, où les troupes sont peu nombreuses et d’un entretien coûteux. C’est pour cette raison que l’on a installé avant 1914, cinq tourelles de 240 de côte fabriquées par la société Schneider armées de deux canons de 240 mm de colonie modèle 1893-96.

Pendant la Grande Guerre, 8 des 10 canons des tourelles seront renvoyés en métropole sur le front sur des ALVF. En 1934, seules les trois tourelles à Dakar sont réarmées avec des canons plus gros de 240 mm modèle 1902-06 provenant d’anciens navires qui nécessiteront de retirer la calotte des tourelles.

Les tourelles de côte de 240 sont installées :

  • à Saigon au Cap Saint-Jacques au Vietnam, deux tourelles installées au fort de Rach Cat.
  • à Dakar, trois tourelles sont installées dans trois batteries cuirassées différentes ; Ile de Gorée, Cap Manuel et Cap de Bel Air.

Les batteries côtières de rupture

La casemate de rupture sous roc du fort de Cornouille à Brest. VAUBOURG Cédric
La casemate de rupture sous roc du fort de Cornouaille à Brest. VAUBOURG Cédric

Les batteries de rupture sont destinées à un tir de perforation à petite distance. Elles ne comprennent que 2 ou 3 pièces de gros calibre, en général des canons de 27 et de 32 cm. Elles doivent être établies à une faible altitude de manière à avoir une trajectoire rasante, atteignant la cuirasse d’un navire aussi normalement que possible. Dans ce cas, la portée du canon ne doit pas dépasser 2000 mètres. L’obus en acier du canon de 32 cm pèse 350 kg, il est tiré coiffé, c’est à dire que son ogive est recouverte d’une enveloppe métallique spéciale, qui l’empêche de se rompre en arrivant au contact de la cuirasse, sa vitesse initiale, est de 592 mètres par seconde. Ces batteries doivent être protégées contre le tir des pièces de petit calibre. Il est bon par suite qu’elles soient placées sous casemate caverne du type Brest ou bétonnée du type Cherbourg. Elles sont généralement employées à la défense des passes, des entrées de rades et de ports.

  • Les casemates de rupture cavernes armées d’un canon de 32 cm modèle 1870-84 sur affût type Brest sont aménagées sous-roc. Elles sont les casemates les plus économiques qui ne peuvent être construites que si la configuration du terrain le permet. Ces casemates creusées dans la roche possèdent une chambre de tir de 5 à 7 mètres de large sur 11 mètres de long, protégée par un mur de masque de 3 mètres d’épaisseur précédé d’une visière taillée dans le roc. Les munitions sont placées dans un magasin près des chambres de tir.
  • Les casemates de rupture bétonnées armées d’un canon de 32 cm modèle 1870-84 sur affût type Cherbourg sont des casemates rectangulaires de 5 mètres de large et de 11 mètres de long. Elles possèdent un mur de façade exposé au coup direct de 5 mètres d’épaisseur, 4 mètres pour les murs latéraux et 1m80 de béton armé ou 2m50 de béton spécial pour la dalle de toiture. Les munitions de ces casemates sont aussi placées près des chambres de tir.

Une casemate de rupture en béton armée sera construite à Madagascar en 1898, au Cap Minée à Diégo Suarez. Elle est armée de 4 canons de 32 cm modèle 1870-81 sur affût PA modèle 1882.

La portée maximum du canon de 32cm modèle 1870-84 étant de 8500 mètres, ces canons peuvent donc constituer des batteries de bombardement, mais dans les conditions actuelles la vitesse du tir est très faible (1 coup par minute pour une batterie de 4 pièces), aussi ces batteries sont généralement à 6 pièces, et tirent en barbette (terrasses du fort central et des forts des musoirs Est et Ouest de la digue de Cherbourg).

Les batteries côtières à tir vertical ou batteries de mortiers

Deux mortiers de 30 modèle 1883-93 sur affût modèle 1889 PC à la batterie du phare au Cap Saint-Jacques Vũng Tàu au Vietnam. VAUBOURG Cédric
Deux mortiers de 30 modèle 1883-93 sur affût modèle 1889 PC à la batterie du phare au
Cap Saint-Jacques Vũng Tàu au Vietnam. VAUBOURG Cédric

Ce sont des batteries de gros mortiers (Calibres de 30 cm et de 270 mm) destinés à percer les ponts cuirassés, de manière à atteindre les parties vitales des bâtiments : machines, chaudières, soutes à munitions.

Elles emploient presque toujours le tir indirect et ont principalement pour but d’interdire les mouillages et de gêner le bombardement aux grandes distances.

Généralement, elles ne voient pas la mer, on les équipes dans ce cas d’un observatoire appelé poste de direction de tir destiné à la conduite des feux.

Elles doivent agir surtout par surprise et par suite être invisibles du large. Pour perforer les ponts, elles sont obligées de tirer sous un grand angle pour obtenir une vitesse suffisante, ce qui implique une grande portée (jusqu’à 6000 mètres) et parfois l’obligation de reculer à l’intérieur des terres, si le mouillage et rapproché de la côte.

Les batteries sont équipées d’un magasin à munitions pour le stockage des projectiles et des gargousses creusés sous le roc ou en béton spécial ou béton armé.

Un des magasins à munitions en béton armé de la batterie du Phare de mortiers de 30 cm modèle 1883-93 sur affût modèle 1889 PC au Cap Saint-Jacques Vũng Tàu au Vietnam. VAUBOURG Julie
Un des magasins à munitions en béton armé de la batterie du Phare de mortiers de 30 cm modèle 1883-93 sur affût modèle 1889 PC au Cap Saint-Jacques Vũng Tàu au Vietnam. VAUBOURG Julie

La batterie de mortiers comprend 3 ou 4 pièces, 5 exceptionnellement.

L’obus (P) de 270 pèse 229 kg et renferme 66 kg de mélinite.

Des mortier de 30 modèle 1883-93 sur affût modèle 1883 PA à la batterie de la butte à Cherbourg - Lionel PRACHT
Des mortiers de 30 modèle 1883-93 sur affût modèle 1883 PA à la batterie de la butte à Cherbourg – Lionel PRACHT

Vitesse de tir (nombre de coups par minute pour l’ensemble d’une école à feu dans 4 mortiers).

Batteries côtières de pièces de moyen calibre

Une batterie de moyen calibre pour canon de 95 sur affût G de côte modèle 1904 du réduit du fort de l'ile d'Houat. Jean-Philippe Guichard
Une batterie de moyen calibre pour canon de 95 sur affût G de côte modèle 1904 du réduit du fort de l’ile d’Houat. Jean-Philippe Guichard

Ces batteries côtières possèdent de 2 à 6 pièces de moyen calibre (canon de 100mm T. R et canon 95 mm de côte ou de campagne) et agissent contre les petits débarquements ou contre les bateaux de faible tonnage. Elles possèdent de 2 à 6 plateformes de tir, des niches à munitions et un petit magasin de batterie pour les munitions.

La batterie de 100 du Mengant à Brest en 1940 possédant encore 3 canons de 100 mm sur les 6 plateformes de tir construites. Lionel PRACHT
La batterie de 100 du Mengant à Brest en 1940 possédant encore 3 canons de 100 mm sur les 6 plateformes de tir construites. Lionel PRACHT

Au point de vue du site et de la portée, ces batteries tirent dans les mêmes conditions que les batteries de bombardement. La vitesse de tir est de 3 coups par pièce et par minute. Les obus sont à balles ou à mélinite. Celui de 100 mm contient 1 kg d’explosif, l’obus allonge du 95 mm est rempli de 2 kg. Le canon de 100mm tire des cartouches.

Batteries côtières de pièces de petit calibre à tir rapide

Trois canons à tir rapide de 47 à la batterie basse de la Pointe des Espagnole à Brest après 1945 - Alain Chazette
Trois canons à tir rapide de 47 à la batterie basse de la Pointe des Espagnole à Brest après 1945 – Alain Chazette

Ces batteries côtières de pièces de petit calibre (37mm, 47mm, 65 mm) tirent sur les torpilleurs. Elles sont placées sur les jetées ou battent les passes, elles assurent en outre la protection de certains mouillages affectés aux défenses mobiles de torpilleurs. Elle possèdent plusieurs emplacements de pièces, des niches à munitions et un petit magasin de batterie pour les munitions

Le tir des canons de 37 et 47 a peu d’efficacité, la portée de leur projectile ne dépasse pas 1000 mètres.

Le canon de 65 de côte (guerre) a une plus grande portée, mais peu de pièces seront en service en 1914.

Le canon de 47 tire environ 7 à 8 coups à la minute, le projectile est, soit un obus de rupture en acier du poids de 1,5 kg, soit une sorte de boite à mitraille.

Ces pièces de petit calibre son généralement groupées par 2, il y a un projecteur, par batterie.

La défense des jetées comprendra souvent 4 pièces tirant 2 sur le large, 2 flanquant la passe.

Les canons revolver de 37, 47 et 57 mm et les canons de 75 modèle 1897 appropriés au tir des côtes peuvent être utilisés dans ces batteries.