
L’ensemble fortifié de Tournoux
L’ensemble fortifié de Tournoux est érigé par le Général Haxo pour interdire à une armée ennemie la vallée de l’Ubaye où passe la national 7 qui mène à Montpellier. Les travaux s’étaleront de 1847 à 1862 avec la construction du fort Moyen, du fort supérieur et de la batterie XII.

Ces 3 ouvrages sont placés sur une arête rocheuse partant de 1330 mètres à 1680 mètres d’altitude.
Juste après la guerre de 1870, l’ensemble possédait un armement de 61 pièces d’artillerie (21 canons de 24, 4 canons de 16, 4 canons de 12, 6 canons de 8, 14 obusiers 22, 6 obusiers de 16 et 6 obusiers de 15). Ces vieilles pièces en bronze vont se montrer complètement obsolètes dans le conflit Franco-Prussien. Il faut donc moderniser cette forteresse très stratégique qui vient d’être intégrée dans le nouveau système de défense du Général Séré de Rivières.

A partir de 1879, la forteresse est modernisée en recevant des nouvelles plates-formes de tir aménagées pour des pièces d’artillerie en acier beaucoup plus modernes. La défense de l’ensemble est renforcée avec la construction en 1879 de la batterie des Caurres et en 1890 avec celle du poste et fortin de Serre de l’Aut.

Au pied de la forteresse, on bâti une importante caserne appelée casernement Pellegrin qui héberge une partie des troupes en temps de paix. En 1914, la forteresse de Tournoux est le chef d’orchestre des nouveaux ouvrages et batteries de la place.
Les différents éléments de l’ensemble fortifié de Tournoux

