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Le fort Moyen de Tournoux ou fort Grouchy |
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Le fort Moyen de Tournoux est l’ouvrage principal de l’ensemble fortifié qui loge en 1914 le gouverneur de la place. Il est bâti à 1515 mètres d’altitude entre la batterie XII et le fort supérieur. Sa mission est de contrôler le passage dans la vallée de l’Ubaye et d’assurer le poste de commandement avec le fort supérieur aux différents ouvrages du secteur. Pour cela, il se compose de 2 casernements non protégés pour le temps de paix et de plusieurs casemates sous roc pour le temps de guerre. Il assure aussi la liaison avec la vallée via un téléphérique, avec la batterie XII grâce à une galerie souterraine et avec le fort supérieur via une rampe d’accès. Son armement est placé sur des nouvelles plates-formes de tir. |
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L’armement du fort à la veille de la Grande Guerre
Pièces de rempart de l’ouvrage 4 canons de 95 sur affût de siège et place approvisionnés à 600 coups/pièce. 2 canons de 90 de campagne approvisionnés à 600 coups/pièce.
Aucun
Défense des fossés Pas de pièce de flanquement, il n’y a pas de fossés. Les abords de l’ouvrage sont défendus aux fusils Total 6 pièces d’artillerie
Les différents éléments extérieurs à proximité du fort en 1914
Aucune
Aucun
Abris de combat et abris cavernes Aucun
Aucun
Aucun |
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Projet de modernisation
Projet de 1914, construction de trois baraquements pour 42 hommes
Modernisations
· Aménagement du poste de commandement électrique de la place. · Amélioration des plates–formes de tir.
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En 1914, Le fort Moyen de Tournoux est un ouvrage non modernisé considéré comme l’un des éléments du noyau central de la place. Il fait partie des fortifications de première catégorie de la 14 ème région militaire. Son armement principal est placé à l’air libre. |
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Equipement du fort en 1914 |
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Armement du fort et cuirassements installés entre 1881 et 1890 |
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Après l’armistice du 21 juin 1940, le fort est occupé par les Italiens puis les Allemands. En août 1944, les résistants libèrent la vallée et l’ouvrage mais n’ayant pas reçu des renforts alliés, ils ne peuvent pas progresser. Les ouvrages de Roche-la-Croix et de Saint-Ours restent aux mains des Allemands qui verrouillent la frontière. L’hiver 1944-45, les Alliées occupent l’ensemble fortifié dans des conditions difficiles pour maintenir l’ennemi sur leurs positions. Après les combats, un détachement de tirailleurs Algériens et Marocains occupera les lieux. Puis, le fort servira de dépôt de munitions jusqu’en 1987, date à laquelle il est vendu à la communauté de communes de la Condamine. Aujourd’hui, le fort est visitable, plus de renseignements sur ce lien. |
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Vue sur le fort depuis le pont levis Cliché VAUBOURG Julie |
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Carte postale du fort Moyen avant la Grande Guerre. ©Alain LOVINY |
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Détail du mécanisme du pont levis à l’entrée du fort Cliché VAUBOURG Julie |
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Détail de l’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Julie |

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Détail du mécanisme du pont levis Cliché VAUBOURG Julie |
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www.fortifsere.fr VAUBOURG Cédric et Julie © COPYRIGHT Mentions légales |
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Le devant des casernements. Cliché VAUBOURG Julie |
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La rampe d’accès au fort supérieur entre les deux casernements. Cliché VAUBOURG Julie |
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Le casernement de la troupe. Cliché VAUBOURG Cédric |

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Détail du mécanisme du téléphérique Cliché VAUBOURG Julie |
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Un monte charge derrière l’entrée. Cliché VAUBOURG Julie |

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Vue sur le téléphérique. Cliché VAUBOURG Julie |
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L’arrière de l’entrée. Cliché VAUBOURG Julie |


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Un des fours de la boulangerie © VAUBOURG Julie |
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L’arrière du casernement de la troupe. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Vue sur le fort depuis le chemin d’accès. Cliché VAUBOURG Julie |

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Une guérite surveillant l’entrée. Cliché VAUBOURG Julie |

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Vue sur l’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Julie |
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L’arrière des chambrées. Cliché VAUBOURG Julie |

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Le casernement de la troupe. Cliché VAUBOURG Julie |


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Le site web de la fortification Séré de Rivières |
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Dates de construction
Effectif prévu en 1914 |
· 1847-1862
· 21 officiers · 369 hommes dont 14 télégraphistes |
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Locaux à l’épreuve en 1914
Capacité du magasin à poudre
Capacité du magasin aux cartouches
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· Plusieurs casemates mi-caverne · Matériel du génie et armes · 13,326 tonnes de poudre noire dans le magasin mi- caverne en 1914 · 600 cartouches par pièce pour les canons de 95 et 90 en 1914 |
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· 2 fours permanents de 250 rations de pain/jour et 2 fours portatifs de 180 rations de pain/jour · 1 à 3 cuisinières de marque François Vaillant · 1 citerne de 900 m³ alimentée manuellement par une source sur la route du Vallon Claus. · 1 pont levis à la Derché |
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Eclairage en 1914 |
· Pas de communication · Le fort Supérieur et le fort inférieur assurent le central téléphonique et télégraphique de la place, en reliant presque tous les ouvrages de la place forte. Il permettait aussi de communiquer avec Mont-Dauphin, la place de Saint Vincent les forts, les ouvrages du Col de la Bonnette et de Restefond, les avant postes du Maurin et de Fouillouse, le Col de l’Arche et les communes de Jausier, de Barcelonnette et de Saint-Paul. Le central pouvait communiquer grâce à des transmetteurs Ader et des boites de forteresse.
· Le fort Moyen, le fort Supérieur et le tunnel de liaison avec la batterie des Caurres sont éclairés grâce à 158 lampes, chandeliers et lanternes à pétrole ou à bougie. Il n’y a pas d’éclairage pour les abords des ouvrages. |
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1881 |
1884 |
1890 |
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Pièces de rempart du fort |
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Cuirassements et casemates |
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Défense des fossés |
Pas de pièce de flanquement, il n’y a pas de fossés. Les abords de l’ouvrage sont défendus aux fusils |
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Nb de pièces |
4 |
4 |
8 |
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Effectif prévu de la répartition de la garnison de guerre dans le secteur du fort Moyen en 1914 d’après l’instruction du 30 juillet 1909
· Gouverneur : 1 officier, 2 hommes et 2 chevaux · Automobilistes : 4 hommes et 2 chevaux · Etat Major du Gouverneur : 2 officiers, 2 hommes et 4 chevaux · Etat Major du Génie : 8 officiers, 5 hommes et 6 chevaux · Direction des services de l’intendance : 5 officiers, 1 homme et 1 cheval · Infanterie : 31 soldats du 111ème Régiment d’infanterie du 3ème Bataillon Territorial de Chasseurs à pied · Artillerie : 3 officiers, 220 soldats et 1 cheval du 11ème régiment d’artillerie à pied · Génie et services divers : 1 officier, 64 hommes, 6 chevaux et 1 voiture du 14ème bataillon 15ème compagnie, · Auxiliaires et commis des services administratifs : 29 commis et ouvriers d’administration · Télégraphie : 2 colombophiles et 1 officier, 13 hommes et 1 cheval pour le service de télégraphie
Soit un effectif de 21 officiers, 369 hommes, 21 chevaux et 1 voiture |
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Etat du fort pendant la première guerre mondiale
· Août 1914, malgré les projets de modernisation, le casernement du fort supérieur n’aura pas le temps d’être amélioré à cause de la déclaration de guerre et du changement de camp de l’Italie qui s’alliera avec la Triple Entente en mai 1915. · Fin 1915, désarmement progressif du fort suite au décret du 5 août pour envoyer les pièces d’artillerie et les munitions sur le front. · En 1916, le fort supérieur est complètement désarmé. · 1915 -1916, le fort est utilisé par les Serbes comme centre d’instruction au combat. · 1916 -1917, le fort est utilisé comme prison pour les allemands. |
1930-1939, pendant l’entre deux guerres, les nouvelles tensions internationales feront que cet ouvrage est maintenu en état pour héberger les troupes du secteur, le chauffage central sera installé et l’ouvrage sera électrifié
Armement du fort entre 1935 et 1940
Le fort est complètement désarmé |