L’ouvrage de la Falouse est un ouvrage intermédiaire entièrement construit en béton armé, il se situe près du village de Dugny au Sud de la place forte de Verdun à 230 mètres d’altitude sur une colline au bord de la Meuse. Son rôle est de surveiller les moyens de communication venant de Toul et de compléter la défense des intervalles entre les forts de Dugny et d’Haudainville. Cet ouvrage est parfois nommé ouvrage de la Falouze.

Dates de construction8 juin 1906 – 1908
Coût des travaux en 1914570 000 Frs
Effectif en 191480 hommes
Vue aérienne de l'ouvrage de la Falouse. VAUBOURG Lucas
Vue aérienne de l’ouvrage de la Falouse. VAUBOURG Lucas

Projets de modernisation

Programme 1900 Coût des travaux 555 000 Frs

Projet complémentaire de 1912

Modernisations(1906-1914)

Armement de l’ouvrage et cuirassements installés entre 1906 et 1910

1910
Pièces de rempart de l’ouvrageAucune
Cuirassements et casemates 1 tourelle de 75R 05
1 tourelle de mitrailleuses GF4
3 observatoires cuirassés
1 guérite blindée
Défense des fossésLa défense des fossés s’effectue depuis le parapet aux fusils ou à la mitrailleuse
Nb de pièces4

L’ouvrage de la Falouse en 1914

En 1914, l’ouvrage intermédiaire de la Falouse est un ouvrage de première catégorie de la 6ème région qui possède un casernement et des magasins à munitions à l’épreuve. Son armement principal est placé sous tourelles cuirassées.

Equipement de l’ouvrage en 1914

Coût des travaux en 1914570 000 Frs.
Capacité du casernement en maçonnerie de moellonsAucun.
Capacité du casernement à l’épreuve67 places couchées et 60 places assises.
Capacité du magasin à poudreAucun.
Capacité du magasin aux cartouches2 magasins à munitions.
Magasins à munitions construits après 18851 magasin à l’épreuve à la tourelle de 75.
La cuisine1 cuisinière de marque François-Vaillant.
Manutention ou boulangerieAucune.
Puits et citernes1 citerne alimentée par les eaux des chapes.
Pont de l’entrée principaleAucun.
Pont de l’entrée de guerreAucun.
Communication de télégraphie électriqueAvec le central à la citadelle de Verdun, par le biai du poste de Jardin-Fontaine grâce à un appareil microphone système Ader et un morse de campagne modèle 1907.
Communication de télégraphie optiqueUn appareil de calibre 14 ou de 24 en réserve à la place peut être affecté à l’ouvrage si nécessaire.
Eclairage en 1914Lampes à pétrole et à bougie pour l’intérieur du fort, lampes à bougie pour les tourelles. 
Eclairage des fossésAucun.

Effectif de l’ouvrage en 1914

Garnison normale prévue au fort en 1914  Répartition de la garnison en 1914 à la première heure renforcée par l’article 40 de la loi du 21 mars 1905
Infanterie : 1 officier et 80 soldats.
Artillerie : 2 sous-officiers et 8 soldats.
Auxiliaires des places fortes : 9 hommes.
Génie : 1 officier et 5 sapeurs.
Télégraphie : 2 sapeurs pour le réseau électrique.
COA : Aucun.
Service médicaux : Aucun.
Gardien de batterie : Aucun.
Soit un effectif de 1 officier et 107 soldats.
Infanterie : 1 officier et 35 soldats du 164ème RI.
Artillerie : Aucun.
Génie et services divers : Aucun.
Soit un effectif de 36 hommes.

Armement et cuirassements de l’ouvrage en 1914 (10 pièces d’artillerie)

Pièces de rempart de l’ouvrage

Cuirassements et casemates

Défense des fossés

Armement et cuirassement de l’ouvrage en 1914 (6 pièces d’artillerie)

Batteries d’artillerie

Ouvrages d’infanterie et retranchements d’infanterie

  • Aucun.

Abris de combat et abris cavernes

  • Abri de combat LFD1 est un abri construit en 1910 d’une compagnie ayant une capacité de 200 places.

Dépôts intermédiaires

  • Aucun.

Magasins de secteur

  • Aucun.

Louvrage pendant la Grande Guerre

Le commandant de l'ouvrage de la Falouse en 1918 sur la tourelle de 75 de l'ouvrage - Frédéric RADET
Le commandant de l’ouvrage de la Falouse en 1918 sur la tourelle de 75 de l’ouvrage – Frédéric RADET
  • Fin 1915, désarmement progressif de l’ouvrage pour envoyer les pièces d’artillerie et les munitions pouvant aller sur le front.
  • En janvier 1916, il reste assez de poudre noire dans les magasins pour prévoir une éventuelle destruction de l’ouvrage en cas d’approche de l’ennemi.
  • Pendant la bataille de Verdun en 1916, l’ouvrage n’est pas bombardé, il sert de base arrière et de point d’appui du secteur.
  • Mars 1916 – 1918, les issues et les entrées de l’ouvrage se voient équipées de chicanes en maçonnerie ou sac de terre, armées de mitrailleuses et de goulottes lance grenades. Un réseau de galeries de 17 d’une longueur de 590 mètres sera creusé sous l’ouvrage qui est électrifié pour l’éclairage et la ventilation des locaux grâce à des groupes électrogènes.
Le commandant de l'ouvrage en 1918 à la tourelle de mitrailleuses  - Frédéric RADET
Le commandant de l’ouvrage en 1918 à la tourelle de mitrailleuses – Frédéric RADET
Armement de l’ouvrage fin 1915Armement de l’ouvrage fin 1916
Aucune pièce de rempart
1 tourelle de mitrailleuses armée.
1 tourelle de 75R 05 armée avec quelques obus.
L’ouvrage est réarmé de mitrailleuses et fusils mitrailleurs pour la défense rapprochée.
1 tourelles de mitrailleuse réarmée et réapprovisionnée en munitions.
1 tourelle de 75R 05 réarmée et réapprovisionnée en munitions.

L’ouvrage de la Falouse après la Grande Guerre

En 1943, les portes métalliques et les grilles défensives seront ferraillées par l’occupant sous l’organisation Todd.

Aujourd’hui, ce petit fort mérite le détour, il est en bon état et ses cuirassements aussi. Propriété d’une petite entreprise très sympathique qui le fait visiter et qui a déjà effectué d’importants travaux de restauration.

Plus de renseignements pour les visites:

Tranché Verdun 14 -18 – Ouvrage de la Falouse

Galerie photos de l’ouvrage