
Les ouvrages de la Justice et les batteries M65, M66, M67 et M68
Les ouvrages de la Justice font partis du noyau central de la place forte d’Epinal, ils sont construits sur la rive droite de la Moselle sur le plateau de la Justice à 380 mètres d’altitude. Cette position est aménagée de 1889 à 1890, elle se compose d’un dépôt intermédiaire, de 4 batteries d’artillerie et de 5 redoutes d’infanterie.

Les 5 redoutes d’infanterie sont construites de 1889 à 1890 pour protéger des assauts de l’infanterie le centre ville, le corps de place et les batteries d’artillerie M65, M66, M67 et M68. Elles sont appelées n°1, n°2,n°3 ,n°4 et n° 5 de la Justice. Elles possédaient chacune un parapet d’infanterie en terre et deux abris avec une dalles de toiture en bois avec niches à munitions en maçonnerie. Ces abris seront améliorés entre 1900 et 1910 par une toiture en béton armé résistant aux éclats d’obus. Les redoutes N°1,2 et 3 placées au Nord du plateau, avaient pour mission de battre la vallée de la Moselle, les pentes au sud du Saut le Cerf, le chemin de Rambervillers et la lisière du bois de la Voivre. Les redoutes N°3 et 4 placées à l’Est de la position battaient l’avant du plateau jusqu’au fort des Adelphes et la route venant de Rambervillers

Les 4 batteries d’artillerie M65, M66, M67 et M68 de type 1885 enterrées sont aménagées de 1889 à 1890. Elles possèdent chacune 4 plateformes de tir, une vingtaine de niches à munitions et deux abris pour servants maçonnés avec une dalle de toiture en bois. Ils seront améliorés entre 1900 et 1910 par une toiture en béton armé résistant aux éclats d’obus.

En 1914, la batterie N° 1 M65 défendait avec ses 4 canons de 95 la lisière du Bois de la Voivre, de la vallée de la Moselle à la batterie de la Voivre. Les 3 autres M66, M67 et M68, surveillaient avec 8 canons de 90 et 4 canons de 95, le ravin entre la batterie de la Voivre et la commune de Jeuxey, où passe la route venant de Rambervillers. Elles contrôlaient aussi, la totalité du bois de la Riolante et la vallée supérieure du Saint-Oger, jusqu’aux hauteurs d’Aydoilles.

Lionel PRACHT
Le dernier ouvrage est le dépôt intermédiaire de Beau-Site construit en 1890 à 1892 au sud est de la position, il permettait de stocker les munitions pour les différents éléments de défense.
Pendant la Grande Guerre, la position sera désarmée comme le reste de la place mais elle gardera 4 canons de 90 sur affût SP destinés à la défense anti-aérienne qui était placés sur des pivots en béton.
Aujourd’hui, la totalité des ouvrages ont disparus lors de l’extension de la ville dans les années 60.
