Casernement de l’ouvrage de Manesel. VAUBOURG Julie

L’ouvrage d’infanterie F de Manesel

L’ouvrage F de Manesel de la place forte de Verdun est un petit ouvrage d’infanterie construit de 1888 à 1889. Il est placé à 316 mètres d’altitude en avant de l’ouvrage de Déramé dans les intervalles vers le fort de Moulainville. Sa mission est d’empêcher un assaut de l’infanterie ennemie sur ce secteur. Pour cela, il possède trois abris de rempart en maçonnerie d’un bon mètre d’épaisseur qui ne sont pas à l’épreuve. Ces deux abris servent de petit casernement avec une capacité de 80 places assises. Le tout est entouré par un parapet d’infanterie en terre et un réseau de fils de fer.

En 1904, on y installe une citerne alimentée par un Rouby.

En 1910, on approvisionne le ciment et on effectue l’étude pour les travaux de renforcement.

Projet de renforcement

1910-1911, un projet prévoyait de remanier complètement l’ouvrage en y installant une tourelle de 75R05 équipée d’un observatoire cuirassé qui flanque vers la plaine de la Woëvre, l’ouvrage de Déramé et le fort du Rozelier, et une casemate de Bourges qui flanque vers le fort de Moulainville. L’ouvrage aurait aussi reçu un observatoire cuirassé de commandement, près de la casemate de Bourges et un casernement bétonné à la gorge de l’ouvrage d’une capacité de 80 places couchées. Les fossés auraient aussi été remaniés pour être défendus avec des pièces de flanquement à la gorge de l’ouvrage depuis une caponnière double bétonnée et sur le front de tête par deux coffres de contre-escarpe.

Mais ces travaux ne seront pas commencés à la déclaration de guerre.

L’ouvrage F de Manesel à la veille de la Grande Guerre

A la veille de la Grande Guerre en 1914, la garnison nominale de l’ouvrage se composait de:

  • Infanterie : 1 officier, 76 soldats
  • Divers: 1 télégraphiste

Son armement se composait de :

Son coût de construction en 1914 est estimé à 111 760 Francs

L’ouvrage F de Manesel pendant la Grande Guerre

Fin 1915, l’ouvrage est désarmé, il est prévu en cas d’approche de l’ennemi de détruire volontairement à l’explosif le réseau de queues de cochon et le parapet d’infanterie du côté de l’entrée, afin de faciliter sa reprise en cas de capture par l’ennemi.

Pendant la bataille de Verdun en 1916, l’ouvrage semble avoir reçu quelques obus légers qui n’ont fait aucun dégât.