
Les guérites-observatoires de rempart
Les abords des fortifications doivent pouvoir être surveillés en permanence. Or la position des sentinelles placées sur le rempart risquerait de devenir intenable pendant le bombardement, si leur protection n’était pas assurée. Les observatoires cuirassés fixes, prévus en principe pour tous les ouvrages, permettent de surveiller à couvert des zones plus ou moins étendues des abords. Mais, en raison de leur prix élevé, on n’a pas multiplié ces engins autant que possible qu’ils auraient été désirables. On les a donc remplacés par des dispositifs plus simples, dits guérites-observatoires de rempart ou guérites blindées.
Ces guérites métalliques sont destinées à mettre les sentinelles à l’abri des balles de fusil et des obus shrapnel, des projections de débris de maçonnerie, de pierraille et de la plupart des éclats d’obus explosifs. Elles ne sont pas à l’épreuve des projectiles qui les atteindraient directement ou qui éclateraient à très faible distance de leur emplacement.

En 1902, un premier modèle est mis au point par les Forges de Douai, mais seul 3 exemplaires seront produits, ils seront installés au fort Saint-Michel à Toul.

Il faut attendre le 15 juin 1905 pour que les deux types les plus répandus soient mis au point. Ils seront installés dans les ouvrages après 1907.

La guérite observatoire de rempart est formée d’un cylindre creux vertical en béton spécial, recouvert d’une cloche métallique scellée dans le béton. Le cylindre béton présente un vide de 0,80 m de diamètre, ses parois ont 0,50cm d’épaisseur et sa partie supérieure est arasée dans le plan de la plongée.

La cloche métallique est en tête d’acier emboutie de 2,5 cm d’épaisseur, puis elle sera rapidement fabriquée en acier coulé de 3,5 cm d’épaisseur. Elle présente trois créneaux de visée de dimensions suffisantes pour permettre de voir avec une jumelle, même dans des directions s’écartant, très sensiblement, du plan diamétral du créneau.

La sentinelle observe en se tenant soit debout, soit assise sur un banc mobile qu’elle a placé à la hauteur convenant à sa taille. Des encoches ménagées dans le béton permettent à l‘observateur assis d’appuyer ses pieds.

L’entrée de la guérite peut se faire de deux façons, soit par dessous grâce à un puits d’accès munis d’une échelle lorsque le cuirassement est placé sur un abri de rempart ou une communication bétonnée, soit en arrière lorsqu’il est isolé. Dans ce dernier cas, l’ouverture ménagée dans la collerette en béton laissant une entrée de 0,5 m de largeur est protégée par une porte en tôle d’acier s’appuyant sur une paroi verticale du béton. Un jeu destiné à permettre la ventilation et à éviter les coincements est ménagé au-dessous de la porte. En temps de paix, l’accès à la guérite est fermée par un cadenas.


Le service des cuirassements, à la section technique du Génie, est chargé de faire fabriquer la partie métallique des guérites observatoires et de fournir au chef du Génie les renseignements nécessaires pour leur mise en place.
Le prix de la partie métallique, rendue en gare de la place destinataire, est d’environ 500 frs (le prix comprend la porte, ses pentures, le banc et le cadenas).
Marché de gré à gré des guérites observatoires
A la veille de la Grande Guerre, près de 138 guérites observatoires ont été commandées et seule une soixantaine seront installées dans les places fortes de Verdun, Toul, Epinal, Belfort, Maubeuge et Nice
Guérites blindées observatoire avec porte
| Date du marché de gré à gré | Fabricant et usine | Nombre | Prix | Emplacement |
|---|---|---|---|---|
| 1902 | Forges de Douai Denain Nord | 3 | Fort Saint-Michel à Toul Les 3 guérites on été ferraillées en 1943 par les allemands | |
| 7 juin 1907 | SA des Aciéries et Forges de Firminy Loire | 15 | 482,5 Frs | Place de Verdun, Trouée de Charmes, Toul, Epinal et Belfort |
| 15 janvier 1909 | SA Commentry Fourchambault et Decazeville Imphy Nièvre | 10 | 434 Frs | Place de Verdun, Trouée de Charmes, Toul, Epinal et Belfort |
| 2 mai 1913 | SA Commentry Fourchambault et Decazeville Imphy Nièvre | 30 | 520 Frs | Place de Verdun, Toul, Epinal, Belfort, Nice et Maubeuge |
| 3 mai 1913 | SA des Etablissement Arbel à Couzon Loire | 30 seules 14 seront fabriquées à la Grande Guerre | 530 Frs | Place de Verdun, Toul, Epinal, Belfort et Maubeuge |

VAUBOURG Julie

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Gye à Toul. VAUBOURG Julie

Déramé à Verdun.
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Guérites blindées observatoire pour abri de rempart ou communication bétonnée
| Date du marché de gré à gré | Fabricant et usine | Nombre | Prix | Emplacement |
|---|---|---|---|---|
| 14 janvier 1909 | SA des Aciéries et Forges de Firminy Loire | 10 | 289 Frs | Place de Verdun, Trouée de Charmes, Toul, Epinal et Belfort |
| 27 décembre 1909 | SA Commentry Fourchambault et Decazeville Imphy Nièvre | 10 | 279 Frs | Place de Verdun, Trouée de Charmes, Toul, Epinal et Belfort |
| 3 mai 1912 | SA des Etablissement Arbel à Couzon Loire | 10 | 299 Frs | Place de Verdun, Trouée de Charmes, Toul, Epinal, Belfort, Nice et Maubeuge |
| 31 juillet 1913 | SA Commentry Fourchambault et Decazeville Imphy Nièvre | 10 | 279 Frs | Place de Verdun, Trouée de Charmes, Toul, Epinal, Belfort et Maubeuge |
| 12 juin 1914 | SA Commentry Fourchambault et Decazeville Imphy Nièvre | 10 | 279 Frs | Place de Verdun, Toul, Epinal, Belfort et Maubeuge |




