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L’ouvrage du Monceau |

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L’ouvrage du Monceau est un ouvrage intermédiaire construit au Nord de la place de Belfort, à 410 mètres d’altitude. Sa mission est de flanquer le pied des pentes du Salbert et la forêt de l’Arsot. Il surveille aussi la vallée de la Savoureuse, la voie ferrée menant de Luxeuil-les-Bains à Giromagny ainsi que les intervalles entre le fort du Salbert, l’ouvrage du Mont Rudolphe et le fort de Roppe. C’est l’un des rares ouvrages modernes entièrement construit en béton, qui possède un fossé d’eau que l’on peut inonder à la mobilisation grâce à des vannes placées sur la Savoureuse. Cette solution empêche les assauts d’infanterie ennemie, sur le front de tête de l’ouvrage, car le fossé de gorge est défendu depuis le casernement. |
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L’armement de l’ouvrage à la veille de la Grande guerre
Pièces de rempart de l’ouvrage 6 canons de 90 sur affût de campagne approvisionnés à 600 coups/pièce.
Cuirassements et casemates Aucun
Défense des fossés La défense des fossés s’effectue depuis le parapet et les embrasures du casernement de gorge aux fusils ou à la mitrailleuses
Total 6 pièces d’artillerie
Les différents éléments extérieurs à proximité de l’ouvrage en 1914
Batteries d’artillerie armées Aucune
Batteries d’artillerie désarmées de mobilisation Aucune
Plusieurs tranchées et retranchement d’infanterie au pied du Salbert
Abris de combat et abris cavernes Aucun
Aucun
Le magasin de secteur d’Urcerey est construit de 1890 à 1891, il possède une capacité de 38 tonnes de poudre noire
Aucun |
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Projets de modernisation
Programme 1900 Coût des travaux 55 000 Frs · Modernisation de l’ouvrage avec l’installation d’une tourelle de mitrailleuses
Projet complémentaire de 1907-08 · Installation d’une deuxième tourelle de mitrailleuses, d’un observatoire cuirassé et d’une tourelle de 75 R 05
Étude de 1908 · Étude pour l’installation d’une tourelle de mitrailleuses.
Projet de 1914 · Construction dans l’ouvrage d’une boulangerie à l’épreuve.
Modernisations
· 1890-1900 Connexion au réseau de télégraphie électrique. · 1906 Construction de quatre citernes en béton, placées par deux, sous chacune des casemates troupe, au sous-sol du casernement bétonné.
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En 1914, l’ouvrage du Monceau est un ouvrage entièrement construit à l’épreuve, de première ligne. Il ne recevra pas de modernisation majeure depuis sa construction. Son armement principal est placé à l’air libre. |
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Equipement de l’ouvrage en 1914 |
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L’abri de rempart ouest ayant été endommagé par des destructions de munitions. ©VAUBOURG Julie |
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Le fossé et la façade du côté Est du casernement. Cliché VAUBOURG Julie |
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Le couloir de rassemblement derrière les casemates du rez-de-chaussée. © VAUBOURG Cédric |
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L’abri de rempart du côté Est ©VAUBOURG Cédric |
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Armement de l’ouvrage et cuirassements installés entre 1891 et 1912 |
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L’ouvrage a été complétement ferraillé pendant la Seconde Guerre Mondiale sous l’organisation Todt. A cette période, des munitions ont l’air d’avoir été volontairement détruites dans l’abri de rempart ouest ce qui a provoqué d’importantes fissures aux bétonnages. Aujourd’hui, l’ouvrage appartient à une compagnie des eaux qui interdit son accès, car c’est une zone de captage. L’intérieur de l’ouvrage est relativement en mauvais état et est dangereux du fait des ferraillages qui ont rendu les citernes apparentes au sous-sol. Certains murs sont recouverts de tags. Un projet prévoit toutefois de le restaurer par une association pour l’ouvrir au public. |
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Les vannes qui permettaient d’inonder les fossés de tête de l’ouvrage. ©VAUBOURG Cédric |
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Une des deux chambrées troupe au sous-sol qui a perdu sa chape en béton maintenue par des IPN. Ces éléments métalliques ont été ferraillés sous l’organisation Todt pendant la seconde Guerre Mondiale, ce qui laisse apparaître les citernes en béton. ©VAUBOURG Cédric |
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Etat de l’ouvrage pendant la première guerre mondiale
Fin 1915, désarmement progressif de l’ouvrage pour envoyer les munitions pouvant aller sur le front. En mars 1916 , il reste assez de poudre noire dans les magasins pour prévoir une éventuelle destruction de l’ouvrage en cas d’approche de l’ennemi. En 1917, l’ouvrage est réorganisé suite à la bataille de Verdun et les issues et les entrées du fort se voient équipées de chicanes montées avec des sacs de terre et des rondins en bois, armées de mitrailleuses et de goulottes lance grenades. |
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L’intérieur d’une chambrée pour 29 hommes dans le casernement. Cliché VAUBOURG Julie |












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L’accès à l’entrée de l’ouvrage. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Vue sur l’entrée et son pont-levis depuis le fossé de gorge. Cliché VAUBOURG Cédric |
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L’arrière des chambrées à l’étage supérieur. Cliché VAUBOURG Julie |
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La galerie de l’entrée de l’ouvrage. Cliché VAUBOURG Cédric |
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La façade du casernement. Cliché VAUBOURG Julie |
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L’entrée de l’ouvrage. Cliché VAUBOURG Cédric |
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L’entrée de l’ouvrage. Cliché VAUBOURG Julie |


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Une chambrée pour 29 hommes de troupe. Cliché VAUBOURG Julie |
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Détail des créneaux de tir et des bétonnages du casernement bétonné. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Vue sur l’ouvrage du Monceau avant la Grande Guerre. © Jean-Pierre ZEDET |
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Dates de construction Coût des travaux prévus en 1888
Effectif de l’ouvrage 158 hommes |
· 1889-1891 · 583 000 Frs
· 4 officiers · 8 sous-officiers · 146 soldats |
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Capacité du casernement à l’épreuve Capacité des casernement en maçonnerie Capacité du magasin à poudre Capacité du magasin aux cartouches
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· 158 places couchées et 96 places assises. · Aucun · Aucun · 2 magasins à munitions dans les abris de rempart |
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· 1 cuisinière de marque François Vaillant · Pas de boulangerie, le pain provient de la place · 1 puits d’un débit de 30,14m³ par mois alimentant 4 citernes en béton sous le casernement bétonné · 1 pont levis à bascule en dessous |
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Communication liaison optique Communication télégraphe électrique
Eclairage en 1914 |
· Aucune · Avec le central militaire au Château grâce à un téléphone Ader et une boîte de forteresse · Lampes à pétrole ou à bougies pour l’intérieur de l’ouvrage · 7 quinquets de 7 lignes avec suspension et éjecteur. · 31 cages à applique à serrure · 4 cages à applique sans serrure · 2 chandeliers en cuivre · 7 lanternes portatives avec bec de 7 lignes |
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1891 |
1903 |
1906 |
1908 |
1912 |
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Pièces de rempart de l’ouvrage |
6 canons de 90 sur affût de campagne
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Cuirassements et casemates |
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Défense des fossés |
La défense des fossés s’effectue depuis le parapet et les embrasures du casernement de gorge aux fusils. |
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Nb de pièces |
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