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Le fort de la Redoute Ruinée est un ouvrage avancé de surveillance pour l’infanterie placé près de la frontière au Nord ouest de la place de Bourg-Saint-Maurice sur une arrête rocheuse qui domine le col du petit Saint Bernard à 2400 mètres d’altitude. Cette Redoute est bâtie sur les ruines d’une redoute Sarde d’où son nom Redoute Ruinée. Son rôle est de surveiller le col de la Traversette et de la Combe des Moulins. Elle interdit aussi l’accès au col du Petit Saint Bernard car elle possède des vues directes sur le col. A sa construction, la redoute est occupée seulement à la période estivale, mais après 1894, elle sera occupée et surveillera ses objectifs tout au long de l’année. Cet ouvrage avancé ne fait pas parti de la place mais des défenses extérieures. |
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L’armement de la redoute à la veille de la Grande guerre
Pièces de rempart de la redoute L’ouvrage est défendu aux fusils
Cuirassements et casemates Aucun
Défense des fossés Pas de pièce de flanquement, les fossés sont défendus aux fusils depuis le mur d’escarpe.
Total 16 pièces d’artillerie
Les différents éléments extérieurs à proximité de la redoute en 1914
Aucune Ouvrages d’infanterie Aucun Abris de combat et abris cavernes Aucun Aucun Aucun |
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Projet de modernisation
· 1905-1906 : Construction d’un abri sous roc possédant une chambre pour les hommes, une chambrée pour officiers et un magasin aux vivres
Modernisations
· 1897 à 1907 : Agrandissement des parapets à plusieurs reprises et création d’un mur crénelé en béton sur le parapet du mur d’escarpe · 1900 - 1901 : Construction d’une entrée en béton cyclopéen équipée d’un pont levis · 1903 : Construction d’une citerne de 60m3 sous le roc · 1907 : Construction d’un abri sous roc d’une vingtaine de places |
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Armement de la redoute et cuirassements installés entre 1893 et 1913 |
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En 1914, le redoute est un ouvrage de la 14ème région et de première catégorie. Il possède un casernement étudié pour être à l’abri des bombardements et une casemate sous roc. Son armement est placé à l’air libre. |
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Equipement de la redoute en 1914 |
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Le 11ème BCA devant l’entrée de la redoute en 1908. Collection VAUBOURG Cédric |
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La redoute en plein hiver avant la Grande Guerre. Collection Lionel PRACHT |
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A partir du 20 juin 1940, la redoute est violement bombardée par l’aviation et l’artillerie Italienne par des projectiles de moyen calibre. Mais, les occupants de l’ouvrage qui sont sous les ordres du Lieutenant Dessertaux arrivent à repousser une compagnie Italienne sur le col de la Traversette et des blindées sur le col du Petit Saint Bernard fermant ainsi la frontière grâce à une forte résistance et au soutien de l’artillerie des ouvrages de la vallée. L’ouvrage et la garnison presque intacts se rendront le 2 juillet 1940 sous les honneurs militaires. En 1944, les allemands tiennent position sur le secteur pour barrer le passage aux troupes du débarquement de Provence. Le 27 mars 1945, le 7ème, 13ème et 27 ème BCA s’attaque à la reconquête de l’ouvrage après de violents combats sur le roc noir. Mais, les allemands résistent et tiennent les positions malgré les tentatives françaises, ils ne partiront qu’à la fin du mois d’avril 1945, date à laquelle le drapeau français flotte à nouveau sur la Redoute endommagée. Cet ouvrage complètement dépassé depuis la première guerre a bien résisté car les italiens puis les français n’avaient pas de pièces d’artillerie de très gros calibre. Aujourd’hui, cette redoute complètement ruinée est en mauvais état. Son accès est interdit et dangereux. |
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La redoute en plein hiver avant la Grande Guerre. Collection VAUBOURG Cédric |
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La redoute en plein hiver avant la Grande Guerre. Collection VAUBOURG Cédric |
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La redoute en plein hiver avant la Grande Guerre. Collection Lionel PRACHT |
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Corvées de neige à la redoute Collection VAUBOURG Cédric |
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La redoute en plein hiver avant la Grande Guerre. Collection Lionel PRACHT |
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La redoute Ruinée ou fort de la redoute Ruinée |



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1893 |
1894 |
1913 |
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Pièces de rempart de la redoute |
L’ouvrage est défendu aux fusils
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Cuirassements et casemates |
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Défense des fossés |
Pas de pièce de flanquement, les fossés sont défendus aux fusils depuis le mur d’escarpe. |
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Nb de pièces |
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Dates de construction Coût des travaux en 1894
Effectif prévu 150 hommes |
· 1891 - 1894 · Environ 1 400 000 Fr or
· Dans un casernement à l’abri des coups directs |
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Capacité du casernement à l’épreuve
Capacité des casernement en maçonnerie Capacité du magasins à poudre Capacité des magasins aux cartouches
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· 20 places couchées dans l’abri sous roc et plusieurs places assises dans la galerie d’accès à l’abri.
· Aucun · Aucun · Inconnue les munitions sont stockées dans les traverses abri. |
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· 1 four permanant dans la cuisine et un four Lespinasse de 180 rations ancien modèle · 1 cuisinière de marque François Vaillant · Une citerne de 39 m3 et une citerne de 60 m3 alimentées par un captage situé sur les pentes du Montvalaizin et relié par une conduite en fonte de 1700 mètres de long à l’ouvrage · 1 pont levis |
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Communication liaison optique
Communication télégraphe électrique
Eclairage en 1914 |
· Le blockhaus de la Platte depuis une cabane en pierres sèches à l’extérieur de l’ouvrage · Avec le central de la place de Bourg Saint Maurice grâce à un téléphone Ader et une boite de forteresse · Lampes à pétrole ou à bougie pour l’intérieur des locaux. Pas d’éclairage pour les abords |
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Etat de la redoute pendant la première guerre mondiale
Mai 1915 : La redoute est désarmée car l’Italie devient un allié dans ce conflit mondiale. Juin 1915- 1918 : La redoute est gardée par des gardiens civils qui effectuent un léger entretien. |
Entre-deux guerres
1918-1934 : La redoute est gardée par des gardiens civils, les chasseurs Alpins y montent occasionnellement pour y effectuer des réparations et quelques manœuvres. 1928-1939 : Pendant l’entre deux guerres, les nouvelles tensions internationales feront que cet ouvrage sera intégré dans la nouvelle ligne de défense de la ligne Maginot. 1929-1930 : La redoute sera électrifiée grâce à un groupe électrogène de 1,5kw. En 1936, un téléphérique reliant le poste des Eucherts est construit pour le transport du matériel. 1934-1939 : Des nouvelles galeries sont percées pour relier les différentes parties de l’ouvrage. Deux blocs bétonnés pour fusils mitrailleurs et un bloc pour mitrailleuses sont construits ainsi que plusieurs emplacements pour fusils mitrailleurs à différents endroits de l’ouvrage. |
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Effectif prévu de la répartition de la garnison de guerre pour la défense extérieure de la place d’après l’instruction du 30 juillet 1909
· Infanterie : 6 officiers, 500 soldats et 8 chevaux du 108ème RI territorial · Artillerie : Aucun · Génie et services divers : Aucun · Auxiliaires et COA : Aucun Soit un effectif de 6 officiers, 500 soldats et 8 chevaux |
Effectif de la défense extérieure à la mobilisation en 1914 à la première heure
· Infanterie : 6 officiers et 506 soldats du 97ème RI · Artillerie : aucun · Génie et services divers : Aucun Soit un effectif de 6 officiers et 506 soldats hommes |