|
L’ouvrage des Mille-Fourches est construit à la place d’une ancienne redoute terrassée Sarde, sur le Massif de l’Authion, au nord de Moulinet, à 2045 mètres d’altitude. Il est placé en arrière de la redoute des Trois Communes et à 500 mètres à l’est de l’ouvrage de la Forca. Son rôle est de contrôler la Vallée de la Roya afin de maîtriser une invasion par l’Italie sur la place de Nice. Il commande aussi les crêtes secondaires du versant droit de la Maglia et il arrête tout débouché venant de ce côté. En outre, il voit et surveille les branches est et ouest de la route stratégique et de la vallée de la Bévéra. Cette fortification, construite après la crise de l’obus torpille, est édifiée en maçonnerie de moellons et est protégée par une toiture en béton spécial qui lui permet d’être à l’abri des nouveaux obus. L’ouvrage des Mille-Fourches est construit par le même architecte que l’ouvrage de la Forca, il possède d’ailleurs un plan presque identique. Les casemates logements du casernement ont la particularité d’être simplement fermées de chaque côté avec une cloison de briques équipées de fenêtres, car la cour entre les casernements est jugée à l’abri des bombardements puisqu’elle est étroite. La garnison de l’ouvrage est complétée avec un baraquement défensif extérieur des Mille-Fourches, construit près de l’entrée, pour 1/2 compagnie soit 5 sous-officiers et 112 hommes. |
|
L’armement de l’ouvrage à la veille de la Grande guerre
Pièces de rempart de l’ouvrage Pas de pièce de rempart, l’armement se compose de fusils
Cuirassements et casemates Aucun
Défense des fossés 2 caponnières doubles défendues aux fusils.
Total 0 pièces d’artillerie
Les différents éléments extérieurs sur le massif de l’ouvrage en 1914
Une batterie de campagne est prévue à la mobilisation proche de l’ouvrage, elle doit être armée avec des pièces de campagne de 80 ou de 90. Une batterie de campagne est prévue à la Parpelle à la mobilisation, elle doit être armée avec des pièces de campagne de 80 ou de 90. Son rôle est de contrôler Cola Bassa et le Ravin de la Maglia.
Plusieurs retranchements et postes avancés sont prévus à la Parpelle à la mobilisation. Un baraquement défensif proche de l’ouvrage est prévu pour 5 sous-officiers et 112 hommes.
Abris de combat et abris cavernes Aucun
Aucun
Aucun |
|
Projet de modernisation
· Pas de projet de modernisation
Modernisations
· Pas de modernisation |
|
En 1914, l’ouvrage des Mille-Fourches est un ouvrage modernisé de première catégorie possédant des locaux protégés des nouveaux obus pour abriter les munitions et les hommes. Il appartient à la 15 ème région et son armement principal se compose de fusils. |
|
Equipement de l’ouvrage en 1914 |
|
La caponnière double du saillant 3 © VAUBOURG Cédric |
|
La galerie principale derrière le pont-levis. ©VAUBOURG Cédric |
|
La galerie menant à la caponnière double du saillant 3 © VAUBOURG Julie |
L’ouvrage après la Grande Guerre- En 1932, un projet faisait état de la construction d’un abri Maginot en dessous de l’ouvrage des Mille-Fourches, mais ce projet ne sera pas concrétisé. - Pendant le Second Conflit Mondial, l’ensemble fortifié est occupé par les troupes qui stationnent dans le secteur puis par l’occupant. - En avril 1945, les Allemands se retranchent sur le massif, ils occupent l’ouvrage qui sera visé à partir du 10 avril, par l’artillerie Française, avec des pièces de 75 et de 155 placées à Peïra-cava et par l’aviation avec des bombes de faible calibre. - Le 11 avril à 19h40, après plusieurs pertes humaines, les premiers soldats du Bataillon de Marche 11 (BM11) réussissent à atteindre les abords de la fortification bombardée depuis deux jours. Pour investir l’ouvrage, la caponnière double du saillant 3 est neutralisée par le tir d’un bazooka et par l'utilisation d’un lance flammes. Cette action va permettre aux soldats du BM11, de franchir le fossé avec des échelles pour atteindre les dessus de l’ouvrage et jeter des grenades fumigènes dans les cheminées des casernements. - À 20 heures 20, les 40 Allemands intoxiqués à l’intérieur du fort se rendent, par crainte d’être attaqués aux lances flammes. La première fortification du massif est libérée. Pendant ces deux jours, le bombardement ne produira pas de dégât important sur l’ouvrage en dehors de la façade en pierre de taille de la cuisine qui sera percée et de la grille défensive qui aura de nombreuses brèches. - Après la bataille, l’ouvrage sera totalement ferraillé et tous les éléments métalliques disparaitront. - Aujourd’hui, le site qui se trouve dans la réserve naturelle du Mercantour est à l’abandon et il est habité comme son voisin par des familles de corbeaux. Son accès y est interdit et dangereux. |
|
La façade de la cuisine percée par les combats © VAUBOURG Cédric |
|
Armement de l’ouvrage et cuirassements installés entre 1891 et 1913 |
|
Etat de l’ouvrage pendant la Première Guerre Mondiale
Pendant la Première Guerre Mondiale, l’ouvrage est utilisé comme base arrière. Il n’aura pas à intervenir. |
|
L’intérieur du poste optique qui permettait la communication avec le fort du Mont-Chauve d’Aspremont © Julie VAUBOURG |
|
La chambre de troupe derrière l’accès au poste optique © Julie VAUBOURG |
|
La caponnière double de gorge du saillant 1. © VAUBOURG Cédric |





|
Vue sur l’ouvrage depuis le saillant 4. © VAUBOURG Cédric |
|
L’ouvrage des Mille-Fourches et le baraquement des Milles-Fourches |


|
www.fortiffsere.fr VAUBOURG Cédric et Julie © COPYRIGHT Mentions légales |




|
Les restes du baraquement extérieur. Cliché VAUBOURG Julie |
|
Les restes du baraquement extérieur. Cliché VAUBOURG Julie |
|
Les latrines dans le fossé de gorge. Cliché VAUBOURG Julie |
|
L’entrée du fort et la caponnière de gorge. Cliché VAUBOURG Julie |
|
L’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Julie |

|
La galerie principale derrière le pont-levis. ©VAUBOURG Julie |
|
Les latrines. Cliché VAUBOURG Cédric |
|
L’ouvrage en avril 1945 après la bataille © Tous droits réservés |
|
Dates de construction Coût des travaux en 1914
Effectif |
· 1887 - novembre 1891 · 400 000 Frs
· 4 officiers et 5 sous-officiers · 120 hommes de troupe |
|
Capacité du casernement à l’épreuve Capacité des casernements en maçonnerie Capacité du magasin à poudre
Capacité du magasin aux cartouches
|
· 129 places couchées · Aucun · Aucun · Plusieurs magasins à munitions |
|
|
· 1 cuisinière de marque François Vaillant · 1 four Lespinasse portatif de 180 rations. · 1 citerne d’une contenance inconnue placée sous le magasin aux vivres · 1 pont-levis à bascule en dessous |
|
Communication liaison optique
Communication télégraphe électrique
Eclairage en 1914 |
· Avec le fort du Mont-Chauve d’Aspremont à 29 km grâce à un appareil de calibre 30. · Avec l’ouvrage de la Forca grâce à un appareil microphone système Ader et un morse de campagne modèle 1907. · Lampes à pétrole et à bougie pour l’intérieur de l’ouvrage. |
|
|
1891 |
1913 |
|
Pièces de rempart de l’ouvrage |
Pas de pièce de rempart, l’armement se compose de fusils |
|
|
Cuirassements et casemates |
|
|
|
Défense des fossés |
Les abords de l’ouvrage sont défendus aux fusils |
|
|
Nb de pièces |
0 |
0 |